Dans une Lettre Ouverte adressée au président de la Mauritius Sanathan Darma Temples Federation (MSDTF), Somduth Dulthumun, l’évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, qualifie de « soupçons gratuits » les accusations de ce dernier à propos d’une « mainmise » de l’Église catholique sur le Conseil des Religions. « Les élections du président du Conseil ont toujours été faites dans la transparence », assure l’évêque catholique qui explique que c’est « de leur plein gré » que les membres ont, à plusieurs reprises, élu le Père Philippe Goupille à la présidence du Conseil des Religions.
Mgr Piat se dit « peiné et surpris » des accusations de M. Dulthumun à propos d’une « mainmise » de l’Église catholique sur le Conseil des Religions. « C’est, dit-il dans sa Lettre Ouverte au président de la Mauritius Sanathan Darma Temples Federation (MSDTF), très décourageant pour l’avenir de l’île Maurice de vous entendre soupçonner gratuitement, sans aucune évidence, l’engagement désinteressé de l’Église catholique dans le travail de rapprochement et de bonne entente entre les religions du pays. »
Le chef de l’Église catholique locale réitère que les élections du président de ce Conseil ont toujours été faites « dans la transparence » et que c’est « de leur plein gré » que les membres ont élu le Père Philippe Goupille à la présidence à plusieurs reprises.  « (…) Je sais, par expérience, tout le surcroît de travail que représente cette présidence pour le Père Goupille », ajoute l’évêque catholique. Il explique que ce dernier ne s’est épargné aucun effort pour maintenir la cohésion au sein du Conseil et lui trouver des sponsors pour financer les dépenses du secrétariat.
« Le Père Goupille est un vrai patriote qui a lutté pour continuer à mettre ensemble les atouts des différentes religions au service de la nation mauricienne », estime Mgr Piat. Il précise que ni le président ni les membres du Conseil ne touchent quoi que ce soit pour leur participation aux travaux. « Ces membres s’engagent tous au nom de leur foi respective et travaillent de manière désintéressée pour favoriser le dialogue entre les religions et promouvoir la paix dans le pays », rappelle l’évêque catholique.
« Il serait très regrettable que, par vos propos, le soupçon s’infiltre dans les esprits et mine le travail du Conseil des Religions qui s’avère vital pour notre pays », conclut le chef de l’Église catholique locale qui, tout en se disant « blessé » par les remarques du président de la MSDTF, ajoute rester « ouvert pour un dialogue qui restaure la paix. »