Environ deux mois depuis que les toilettes publiques de la gare de Curepipe sont payantes. Le prix fixé est de Rs 5 pour le public, alors que les employés d’autobus ont un laissez-passer leur donnant accès gratuitement. Mais des tourniquets installés depuis quelques semaines pour le contrôle des entrées aux toilettes poseraient problème au public. Le sujet a fait débat lors de deux réunions du conseil municipal de Curepipe. Des plaintes de personnes fréquentant la gare de Curepipe depuis que les toilettes de la gare Jan Palach Nord et Sud sont payantes concernent principalement l’installation de ces tourniquets, mais aussi le service d’hygiène.
Lors des deux dernières réunions du conseil municipal, Ananda Rajoo, conseiller de l’opposition MMM, a fait part de la « complication » pour le public d’utiliser les toilettes et le manque de contrôle depuis l’installation des tourniquets. Il a par ailleurs souligné le manque d’hygiène et les risques d’infections que cela comporte. L’étroitesse des tourniquets, comprenant un seul accès pour les hommes et les femmes, poserait également problème.
Selon le maire de Curepipe, Mario Bienvenu, la situation serait « sous contrôle ». Indiquant avoir effectué une visite des lieux, Mario Bienvenu n’aurait pas trouvé de raisons de plaintes, avançant ne pas être au courant de doléances du public.
Ananda Rajoo a exprimé ses doutes sur la participation du maire au bon déroulement du projet de toilettes publiques, arguant que celui-ci « n’est pas au courant de ce qui se passe dans sa propre ville ». Selon lui, « le maire ne semble pas savoir ce que font les entrepreneurs ou encore comment se passe le contrôle des gens ». Ce à quoi le maire aurait répété qu’une visite sur les lieux avait été faite.
Soulignons que certaines personnes ont noté une amélioration du service avec le nouveau look des toilettes. Toutefois, une forte odeur se dégage des toilettes, et ce malgré le service de nettoyage. Cette odeur nauséabonde dérangerait le public en général, mais surtout les employés des snacks alentours. Ananda Rajoo estime qu’il serait « redevable, pour les Rs 5 réclamées, d’entretenir ces toilettes comme il se doit », ajoutant que « cela aurait été la moindre des choses ».
L’opposition municipale a demandé si certains étudiants et personnes âgées pouvaient être exonérés de ce paiement s’ils n’en avaient pas les moyens. Krit Beehary, de la commission Santé, a déclaré que cela serait « trop compliqué » et que cette demande ne pouvait donc être prise en considération. Les conseillers de l’opposition ont donc proposé qu’une toilette soit payante et que l’accès à l’autre soit gratuit, et ce pour permettre une certaine flexibilité, comme ce serait le cas à Rose-Hill. Affaire à suivre…