Les perturbations causées dans le monde entier par la pandémie du Covid-19 auront un impact conséquent sur l’industrie du transport aérien, du voyage et du tourisme à l’échelle mondiale. Les compagnies aériennes du monde entier auront besoin de soutien pendant cette période. Et la compagnie d’aviation nationale Air Mauritius n’y échappera pas. Dans un élan de solidarité, les pilotes sont actuellement en pourparlers pour exprimer leur soutien à leur compagnie. Selon nos informations, une majorité des pilotes de MK est partante pour entamer des discussions avec la compagnie d’aviation nationale en vue de proposer un quelconque “sacrifice” sur leurs conditions de travail. À titre d’exemple, une réduction des flying allowances, envisagent certains pilotes. Toutefois, ces expressions de solidarité sont toujours en discussions au sein des syndicats des pilotes, l’Airline Employees Association (AEA) et la Mauritius Air Line Pilots Association (MALPA), apprend-on. « Nous discutons entre nous de la meilleure façon de montrer notre solidarité. Nous pensons approcher le management prochainement en ce sens une fois notre décision arrêtée », confie un pilote.

Occasion inouïe, les pilotes  profitent de leurs proches

Dans le sillage du confinement, les pilotes sont actuellement au repos. Situation inouïe pour certains qui profitent de l’occasion pour passer du temps avec leurs proches. « La fréquence des vols a diminué bien avant le confinement à cause des pays qui ont commencé à fermer leurs frontières avant le nôtre. Il y a pas mal de pilotes qui volent très peu, voire pas du tout depuis un mois. Comme la plupart d’entre nous je pense, je ne m’ennuie pas. J’en profite pour passer du temps avec ma famille et mener des petits projets perso qu’un programme de vol “normal” n’aurait pas permis », explique un pilote. Peinture, ménage, éducation des enfants, télé les activités ne manquent pas.

Le Recency décalé

Cependant, les heures passées à la maison sont aussi des heures de vols en moins sur leur programme. En effet, selon la réglementation, les pilotes doivent effectuer une récence (Recency) avec notamment trois atterrissages et décollages chaque 90 jours. Confinement oblige, les mesures de sécurité sanitaire mises en place, cette récence n’est pas complète pour nombre d’entre eux. Impossible également de suivre le programme de simulateurs de vols. Simulations généralement effectuées en Afrique du Sud ou en France, à travers des tours de pistes avec atterrissage et décollage en présence d’un instructeur. À ce propos, Air Mauritius, qui compte environ 200 pilotes à son service, fait comprendre que la compagnie d’aviation nationale, comme toutes les autres compagnies aériennes du monde entier, a reçu une dispense pour toute formation afin que les délais de la formation obligatoire soient prolongés de quatre mois.