Si aucun représentant de la loi ne prend de mesures pour sanctionner Voice of Hindu, Cehl Meeah se chargera personnellement de porter plainte contre cette organisation pour ses « consignes de vote communales ». C’est ce qu’a affirmé lors d’une conférence de presse ce matin le leader du Front Solidarité Mauricien (FSM).
Cehl Meeah a critiqué le Premier ministre Navin Ramgoolam de ne pas avoir réagi face à ces propos, soulignant que « Paul Bérenger lui, a pourtant dénoncé les propos de VOH ». Il s’interroge sur la « liaison » de l’association socioculturelle avec le PM : « Qui protège VOH ? Pourquoi Navin Ramgoolam est resté silencieux face à cette déclaration grave ? Son silence n’expliquerait pas sa complicité ? »
Le leader du FSM craint par ailleurs que les « propos teintés de haine raciale de VOH ne mettent en péril la coexistence des Mauriciens ». Il critique l’inaction de la police et exhorte celle-ci à « agir vite pour empêcher les dérapages ».
Cehl Meeah accuse le Premier ministre et Paul Bérenger d’« accaparer l’appareil politique pour leurs propres intérêts. » Il évoque également les transfuges. « Zot pe obliz politisien potansiel ader avek zot […] Writ of Elections pankor sorti me kanpagn inn deza koumanse ; musical chair pe kontigne », déclare-t-il. Le leader du FSM critique également les « 4-5 familles qui accaparent la scène politique. »
Selon Cehl Meeah, Navin Ramgoolam serait tenu en otage par Paul Bérenger, celui-ci « dictant le calendrier politique afin qu’il devienne Premier ministre au plus vite […]. Navin Ramgoolam est acculé par les événements ».
Par ailleurs, Cehl Meeah affirme que le FSM a déjà commencé à « bouleverser la situation politique » et annonce 60 candidats aux prochaines élections. Il déclare néanmoins qu’il présentera sa liste de candidats une fois la publication du Writ of Elections. De ce fait, il demande sa publication et celle du rapport de l’audit « au plus vite possible ».