Pour plusieurs raisons, les produits de consommation peuvent être nocifs pour le corps humain. Les additifs chimiques ainsi que l’excès de sucre, de sel ou de gras peuvent provoquer des allergies et provoquer des maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, l’obésité ou le diabète. Certains produits à controverse sont vendus librement sur le marché, malgré les risques qu’ils représentent…
Qu’ils soient frigorifiés ou non, pratiquement tous les produits de consommation contiennent un produit chimique. La viande, le poulet, les boîtes de conserve, les boissons gazeuses, les jus et les apéritifs font partie de la liste. Ces additifs peuvent avoir différentes fonctions : rehausser le goût, modifier l’aspect des produits afin de les rendre plus attrayants, permettre à l’aliment d’être conservé plus longtemps.
S’ils sont consommés trop souvent, ces produits de consommation courante, que l’on trouve dans toutes les cuisines et qui contiennent colorants et conservateurs (E303, E122, etc.), ont des effets néfastes sur la santé des petits comme des grands. “L’hyperactivité, le syndrome AHDD (la mauvaise concentration), la mauvaise conduite, l’obésité, la constipation, un système immunitaire affaibli et les allergies en augmentation, sont quelques-uns des problèmes détectés chez les enfants dus à la consommation excessive d’aliments et de boissons industriels et causés par les conservateurs, les colorants, le sucre et les exhausteurs de goût”, souligne Diane Desmarais, nutritionniste.
Controverse.
D’autres produits sont sujets à controverse. Condiment présent dans beaucoup de cuisines pour l’assaisonnement de nombreux plats et des boulettes, le glutamate monosodique ou glutamate de sodium (GMS ou MSG) est un exhausteur de goût, avec comme nom de code E621. Il a suscité certaines controverses dans plusieurs pays, mais demeure en vente libre à Maurice. Considéré comme “inoffensif” par certains, il est classé comme “additif alimentaire” au sein de l’Union Européenne et on conseille de l’utiliser “sous réserve” en France. Diane Desmarais estime que ce condiment est “cancérigène”. On en trouve dans l’Ajinomoto. Ce produit aurait un effet désastreux sur le cerveau et serait responsable de maladies comme l’Alzheimer ou le Parkinson. Le Dr Russell Blaylock en parle dans son exposé, qui peut être visionné sur le lien suivant : http://w3.newsmax.com/blaylock/video_brain_alz.cfm?promo_code=12C54-1. Notons que le MSG est présent dans tous les processed food, les sauces, la mayonnaise, les soupes en sachets, certains produits frigorifiés, les bâtonnets de crabe, les boulettes, etc.
Flou.
Dans la même veine, on trouve facilement sur le marché des biscuits et autres produits contenant de l’huile de palme. Mais il faut distinguer entre huile de palme saturée et insaturée. L’huile de palme saturée est nocive pour le système cardio-vasculaire, contrairement à l’huile insaturée. Cela n’est souvent pas précisé sur l’étiquette des produits.
Autre constat : la liste des ingrédients sur pratiquement tous les produits est libellée en petits caractères, ce qui ne favorise pas la lecture et ne permet pas de bien distinguer quels sont les additifs de type “E” que contiennent les produits.
Quant aux ailes de poulets dans lesquelles des hormones seraient injectées pour la croissance de la volaille, un certain flou règne. Diverses écoles de pensée existent à ce propos et certains conseillent même de couper une extrémité de l’aile pour éviter de consommer l’hormone. Mais si des hormones sont injectées aux volailles, c’est tout le poulet qu’il faudrait ne pas consommer, car les hormones se propagent partout, le poulet ayant d’autres stocks de graisse.
Excès.
Par ailleurs, les produits que nous consommons au quotidien sont souvent remplis de graisse, de sel ou de sucre. Trois substances qui sont responsables du diabète, des maladies cardio-vasculaires ou du cholestérol. “Certaines viandes de mouton sont très grasses et elles sont vendues moins chères pour attirer les consommateurs. Or, ingurgiter de grandes quantités de gras est nocif”, précise Jayen Chellum, président de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM). Il souligne que certains poissons potentiellement toxiques peuvent facilement être trouvés sur le marché. La carangue, par exemple, dépendant de l’endroit où il a été pêché et de sa taille, peut être nocive pour l’humain. Car il est intoxiqué à travers la chaîne alimentaire : dans certains bancs ou barrières de corail, les petits poissons dont se nourrissent les carangues s’alimentent en micro-algues contenant des toxines. Plus la carangue est grosse, et plus il peut stocker de toxines dans sa chair. Comme il est très difficile de savoir d’où proviennent les carangues que l’on trouve sur le marché, on ne peut pas savoir si elles sont toxiques ou pas.
Accumulation.
Concernant les fruits et légumes, il faut se méfier du cumul de produits toxiques dans le corps. Selon le Dangerous Chemicals Control Act 2004, les substances les plus nocives comme l’amitrole, la chloropicrine, le kelevan, l’endrin ou la warfarine ne doivent pas être présentes dans les produits chimiques utilisés dans la production de fruits et de légumes. Mais les substances les moins dangereuses peuvent se révéler très nocives lorsqu’elles s’accumulent dans l’organisme. “À Maurice, les fruits et légumes qu’on trouve sur le marché sont traités, d’une façon ou d’une autre, et la plupart des traitements sont potentiellement dangereux. Même s’il y a des restrictions sur certains produits concernant la quantité que l’on peut mettre dans un fruit ou un légume, le danger existe toujours car le public ne va pas manger qu’un fruit ou un légume par jour. Les produits utilisés dans chaque fruit ou chaque légume vont s’accumuler et seront potentiellement dangereux pour l’homme. L’autre souci est que le citoyen lambda est démuni devant les risques. Les autorités sont chargées d’exercer un contrôle, mais l’inconvénient est que ces informations ne sont pas rendues publiques”, souligne Manoj Vaghjee, responsable de la Fondation Ressources et Nature.