Le National Price Consultative Council, avec comme mission principale d’assurer un contrôle rigoureux concernant les prix pratiqués dans le secteur de la grande distribution, devrait être opérationnel d’ici la mi-juillet. Du moins, c’est qu’a avancé le ministre de l’Industrie et du Commerce Ashit Gungah au cours d’un point de presse hier après-midi, soit quelques heures après le feu vert du cabinet des ministres pour aller de l’avant avec ce mécanisme qui remplacera l’Observatoire des Prix.
D’entrée de jeu, lors de sa conférence de presse, qui s’est tenue à son bureau au Pailles en Queue Building, Ashit Gungah s’est réjoui que le conseil des ministres a avalisé la proposition de mettre en place le National Price Consultative Council (NPCC). Le ministre de l’Industrie et du Commerce a indiqué les grandes lignes de ce nouveau mécanisme, lequel sera opérationnel à la mi-juillet et aura pour principal objectif de mener un contrôle serré dans le secteur de la grande distribution, surtout en ce qu’il s’agit des produits alimentaires. « Le NPCC amènera une meilleure coordination et un meilleur contrôle sur les activités dans le secteur de la distribution, surtout en ce qui concerne les augmentations de prix. Le mécanisme étudiera aussi l’évolution des prix, proposera des solutions et avisera aussi le ministre sur les issues concernant les prix des produits et les services », a fait comprendre Ashit Gungah aux membres de la presse.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a affiché sa volonté de briser les monopoles existants et les « cartels » sévissant dans le secteur de la grande distribution. « Dans le passé, il y a eu un laisser-aller et il y a eu malheureusement des cartels. Désormais, business is no more as usual. Nous briserons ces monopoles existants. Il est inacceptable que certains commerçants abusent de l’appréciation du dollar et de l’euro au dépens des consommateurs. Plusieurs saisissent ces occasions pour imposer des augmentations exorbitantes. C’est purement malhonnête car les consommateurs en souffrent. Aujourd’hui, le plus gros souci des consommateurs est les augmentations injustifiées. Si une augmentation n’est pas justifiée, nous ne pouvons nous permettre de continuer à tolérer cela », a-t-il affirmé. Le ministre devait ajouter que ses officiers de la Consumer Affairs Unit veilleront au grain afin de contrôler que les commerces respectent les prix avant de faire comprendre qu’il n’y aura aucune hésitation du côté du ministère pour mettre des « mark-up » où encore de fixer des prix.
À titre comparatif, le ministre Ashit Gungah a fait remarquer que l’Observatoire des Prix avait des pouvoirs très limités, avançant que l’ancien mécanisme n’a pas répondu aux attentes des consommateurs. « L’observatoire des prix était aussi très limité dans le sens où, si un supermarché du Sud affichait de meilleurs prix comparativement aux autres supermarchés, un habitant du Nord n’allait pas se déplacer jusqu’au Sud pour faire ces achats. L’observatoire des prix n’a pas opéré de manière à donner satisfaction aux consommateurs afin qu’ils puissent bénéficier des meilleurs prix », explique-t-il avant d’indiquer, un peu plus loin, que si un commerçant pratique un prix exorbitant, et de surcroît en dehors des limites, il devra automatiquement être rappelé à l’ordre. Des actions sévères seront également prises contre ceux qui récidivent, entre autres l’annulation du permis.
Ainsi, la machinerie est en marche pour la mise en place du NPCC, qui sera forum réunissant différents stakeholders avec une Chairperson, des représentants du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs, celui de la Santé et celui couvrant le Family Welfare, des associations de business organisations et des associations en faveur des consommateurs.