Est en cours d’élaboration au ministère de l’Environnement et du Développement durable, un livret qui déclinerait les meilleures pratiques en matière de consommation et production durables réalisées jusqu’ici à Maurice, à mi-parcours de la mise en oeuvre de ce programme, enclenché en 2008. Ce SCP programme qui comprend 44 projets réalisés par 14 agences, prendra fin en 2013.
« Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Ministry of Environment and Sustainable Development — MoE & SD) a signé un accord avec le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUE) pour une évaluation à mi-parcours du Programme National de Consommation et production durables (Sustainable Consumption and Production — SCP). Cet exercice donnera l’occasion de revoir et d’évaluer les projets mis en oeuvre, de proposer des solutions, d’identifier les difficultés et de venir avec de nouvelles opportunités », explique un document du MoE & SD.
Une des activités dans le cadre de cet exercice d’évaluation est l’élaboration d’un livret sur les meilleures pratiques à Maurice en matière de SCP. « Dans ce contexte, nous sommes en train de nous informer sur les différents projets mis en oeuvre par diverses organisations afin de pouvoir illustrer ce livret qui, par la suite, sera largement distribué afin de vulgariser les concepts SCP », ajoute le document.
Élaboré en 2008, le National SCP Programme comprend 44 projets (voir encadré) qui se répartissent sous cinq « domaines prioritaires », identifiés lors des consultations qui ont marqué l’élaboration de ce programme. Ces « domaines prioritaires » sont : l’efficience des ressources avec l’accent sur l’énergie, l’eau et la construction écologique ; l’éducation et la communication à un style de vie durable ; la gestion intégrée des déchets et le recyclage ; les pratiques écologiques dans la fonction publique ; et l’augmentation de l’offre et de la demande de produits durables. Chacun de ces 44 projets est actuellement réalisé, en ordre de priorité, par une agence gouvernementale ayant la responsabilité appropriée du secteur ou des ressources concernées.
Un des exemples de bonnes pratiques en matière de SCP est le remplacement des ampoules incandescentes par des ampoules économiques, un projet du Central Electricity Board. De même, le nouveau bâtiment de la Mauritius Commercial Bank (MCB), à St Jean, Quatre-Bornes, est un bon exemple de bâtiment écologique que le ministère pourrait inclure dans son livret. Un troisième exemple qui pourrait figurer à la bonne place dans le livret est l’usine RT Knits Ltd de Pointe-aux-Sables. Le projet « Gas-to-Energy » de la firme Sotravic à Mare-Chicose (récemment lancé) mérite également de figurer dans ce livret.
Rappelons que le coût total de ces 44 projets tombant sous le National SCP Programme, qui ont débuté en septembre 2008, s’élève à Rs 30 millions. Ils sont financés, entre autres, par les fonds du gouvernement sous le Programme-Based Budgeting (PBB), le Maurice Île Durable Fund, le secteur privé à travers ses programmes de responsabilité sociale, le tout avec le soutien technique de l’UNEP Centre on SCP.