Le constable Vassoodeven Sooprayen était accusé d’avoir agressé le sergent Dewoo avec un « tongfa baton ». En Cour de district de Curepipe, la magistrate Padmini Mauree a décidé de l’acquitter.
Le PC Vassoodeven Sooprayen l’a échappé belle. Alors qu’il était accusé d’avoir agressé le sergent Dewoo à l’aide d’un « tongfa baton », la Cour de district de Curepipe – par le biais de la magistrate Padmini Mauree – a opté pour son acquittement.
Les faits remontent au 10 juillet 2009. Dans sa déposition, le sergent Dewoo raconte qu’il était ce jour-là responsable de l’équipe d’officiers du 2e « shift » au poste de police de Floréal. Vers 22 h 20, il aurait alors reçu un appel l’informant que le constable Vassoodeven Sooprayen, qui agissait comme « sentry » à l’ambassade américaine, demandait à être relevé. Aussi, le sergent Dewoo s’y est immédiatement rendu. Mais une fois sur place, il aurait constaté que l’accusé n’était pas en état de sobriété.
Le sergent a alors pris contact avec son supérieur hiérarchique, qui lui aurait donné des instructions afin que le constable soit remplacé. Il serait alors allé déposer la relève en personne avant de revenir au poste de police avec l’accusé.
Étant donné ce qui se serait produit, il affirme que son supérieur lui aurait suggéré de faire une « entry » dans le Diary Book. Et c’est au moment où celui-ci se serait exécuté qu’il aurait reçu un coup de « tongfa baton » sur la main gauche. Des policiers, présents sur place, ont alors maîtrisé l’accusé avant que la victime présumée ne demande à être conduite à l’hôpital.
Le sergent a été longuement contre-interrogé. Ce qui ressort de l’exercice, c’est qu’il ne pouvait affirmer si l’accusé était ivre le soir du 10 juillet 2009, ainsi que l’enquêteur dans cette affaire ne l’a formellement établi. De même, il ne savait pas que l’accusé avait reçu une « PF 58 » et qu’il avait été examiné le lendemain de l’incident. Il a en outre nié avoir giflé le constable et l’avoir frappé à l’aide de sa matraque. Selon lui, les accusations formulées contre lui sont des « allégations infondées ».
D’autres policiers ont déposé pour la poursuite. Pour la magistrate, la Cour « has carefully examined the demeanour and composure as well as the body language of all witnesses for the prosecution in the present matter ». Elle ajoute : « The combined deposition of all prosecution witnesses when viewed as a whole contain such material discrepancies that it would be wholly unsafe to rely on their depositions to convict the accused party of the offence charged. The indelible impression created is that they have all put depositions in order to buttress the case of the main complainant who is a police officer. The main complainant himself gave the impression that he was following the outcome of the enquiry against the accused party. » Poursuivant, la magistrate considère que le point principal de l’affaire gravite autour de la raison pour laquelle l’accusé avait demandé à être relevé le soir de l’incident. Or, le principal intéressé a affirmé qu’il était dans un état dépressif au moment des faits allégués.
De son côté, la victime alléguée a expliqué que son collègue était « ivre ». Toutefois, aucun examen n’a pu établir si l’accusé avait ou non consommé des boissons alcoolisées ce soir-là.
La magistrate a relevé plusieurs points « inconsistent » dans l’enquête. Elle conclut son jugement en soutenant qu’il n’y a pas de preuve d’agression. « The irrestible conclusion which the Court comes to is that the present case appears to be for all intents and purposes a cover up case. »