Renganaden Padayachy

Le ministre des Finances, le Dr Renganaden Padayachy, a laissé entendre, lors du lancement du permis pour morcellement sur la plateforme du National Electronic Licensing System (NELS), en fin de semaine que la propagation du coronavirus est désormais « une crise économique ». Il a ajouté : « Comme je l’avais dit il y a un mois, nous faisons maintenant face à une crise. Le coronavirus est une crise qu’on traversera pendant l’année. C’est la crise qu’on attendait, mais que personne n’a vu venir. »

Selon le Dr Renganaden Padayachy, cette crise « démontrera l’importance d’avoir le genre de classement de Maurice » dans la liste de “Ease of Doing Business” de la Banque mondiale. « C’est cela qui nous permettra de mieux gérer la situation et de faire encore mieux », a-t-il soutenu. « Pourquoi doit-on être aussi haut dans le classement de “Ease of Doing Business” ? Pourquoi la Banque mondiale a-t-elle mis en place ce classement ? On le voit aujourd’hui. On le voit en particulier en période de crise. Quand on fait face à une crise, le but n’est pas de refermer ou d’avoir peur, mais de voir la base, le fondement et de travailler », a expliqué Renganaden Padayachy.

Pour lui, la plateforme du NELS a été mise en place pour progresser dans le classement du “Ease of Doing Business”. « La progression dans ce classement demande énormément de sacrifices de travail de la part des secteurs privés et publics. Nous devons continuer à maintenir une croissance économique forte et, pour cela, les institutions doivent être prêtes à permettre un développement économique sain et inclusif pour le pays. L’Economic Development Board a été mis en place pour parer à toutes les éventualités », a avancé le ministre des Finances.

Le Dr Renganaden Padayachy a exprimé des remerciements à l’Union européenne (UE) pour le soutien accordé à Maurice en finançant l’Improving the Business and Investment Climate Project à hauteur de 10 millions d’euros. Il a laissé entendre que l’UE « soutient également le gouvernement mauricien dans la mise en œuvre de l’Intellectual Property Development Plan (IPDP) afin de renforcer les capacités de recherche et d’innovation au sein des universités et du secteur privé ». Pour sa part, le ministre du Logement et des Terres, Steven Obeegadoo, a, lui, affirmé que le fait d’avoir l’application pour un permis de morcellement en ligne sur la plateforme « élimine le prolongement des procédures administratives et l’utilisation du papier dans le processus ». Mais selon lui, les critères « resteront les mêmes » durant la procédure en ligne et les autorités veilleront à ce que les soumissionnaires d’application adhèrent aux normes requises lors de l’application pour un tel permis. « Pour l’heure, seule la partie initiale pour l’application d’un permis de morcellement a été digitalisée. Pour le reste de la procédure administrative, il faudra attendre quelque temps encore », a-t-il indiqué.