La mission d’observateurs aux élections générales de la Southern African Development Community (SADC), dirigée par la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana-Mashabane, a accordé une note positive à Maurice. Toutefois, elle devait faire état d’efforts supplémentaires à faire en vue d’assurer une plus importante représentation féminine sur le plan politique et surtout lors des élections législatives.
C’est ce qui découle du constat dressé par cette mission comprenant 82 membres venant de dix pays de la SADC et qui ont sillonné l’île une semaine avant le scrutin du 10 décembre et qui ont eu l’occasion de suivre de près tout le processus le jour du vote et du dépouillement. La chef de mission se félicite de la tolérance politique et de la maturité notée au sein de la population mauricienne pendant cette période délicate. Ces détails ont été révélés lors d’un point de presse de la mission d’observation en guise de wrapping up.
Trois points nécessitant des efforts supplémentaires pour améliorer le processus électoral ont été identifiés par la mission de la SADC. D’abord, la représentation féminine au niveau des candidatures interpelle la SADC, qui prône un « concerted effort to encourage women to stand as political candidates ». Les deux autres aspects sont présentés comme suit : « The use of alternative media to promote wider coverage of political candidates ; and counting of ballots at polling stations in line with Article 4.1.8 of the SADC Principles and Guidelines Governing Democratic Elections. »
Dans l’ensemble, la mission de la SADC affirme être amplement satisfaite des conditions dans lesquelles les dernières elections générales se sont déroulées à Maurice. « Based on our overall observation, the SEOM concludes that the National Assembly Elections held in Mauritius on 10 December 2014 were peaceful, transparent, free and fair, and credible, thus reflecting the will of the people of Mauritius », fait comprendre la ministre sud-africaine dans son post-mortem.
« We would like to congratulate the people of Mauritius for turning out in high numbers to exercise their constitutional right to vote, and for the political tolerance and maturity they exhibited during this electoral process », soutient la SADC, qui appelle les partis et alliances politiques de même que les candidats indépendants à respecter le choix de l’électorat. La SADC rajoute que « every democracy requires continuous refinement, and we thus encourage the people of Mauritius to continue to improve any areas of the electoral process as may be required ». Auparavant, la mission Nkoana-Mashabane a passé en revue les différents aspects de l’organisation des élections à Maurice en mettant l’accent sur la transparence à toutes les étapes, indiquant que « there was a visible presence of agents representing independent candidates, parties and alliances at the opening and closing of polling stations, as well as throughout the voting process. The voting process was smooth because the layout of the polling stations enabled an easy and orderly flow of voting. Empty and translucent ballot boxes were shown to the public before they were sealed by the Presiding Officers and party agents prior to the commencement of voting ».
Les autres points positifs relevés par la mission étrangère le jour du scrutin sont la ponctualité de l’ouverture et de la fermeture des centres de vote, des registres d’électeurs bien entretenus et l’usage de pièces d’identité des électeurs pour les besoins du vote.
« Some best practices observed by the SEOM included : efforts by the Mauritian Broadcasting Corporation (MBC) to allocate equitable airtime for candidates, despite the challenge posed by the high number of candidates, were commendable ; professionalism of the Electoral Management Bodies ; professional conduct and credibility by the security personnel during the electoral process ; innovative use of other media such as social media to reach out to youth and other voters ».
Au tout début de la mission d’observation, les membres de la délégation ont eu une série de consultations avec différents stakeholders où des préoccupations avaient été exprimées, dont la répartition du temps d’antenne aux partis politiques engagés dans la campagne électorale, des abus de fonds publics par les partis au pouvoir, le secret du vote ou encore « perceived campaigning for some candidates by the President of the Republic. »
Toutefois, après des interactions avec les autorités compétentes au sujet des points susmentionnés, la mission de la SADC est arrivée à la conclusion que « the broader population was perceived to have confidence in the Electoral Management Bodies, and importantly the police force, which serves as the custodian of the ballots between the voting and the counting stations. The conduct of the electoral process by the Electoral Management Bodies was transparent and professional, displaying their technical preparedness to undertake the task at hand ».