Lafarge organisait, hier après-midi, au Hennessy Park Hotel à Ébène, un atelier regroupant l’association des architectes et l’institut des ingénieurs. L’expert Catalin Grigore exposait le produit Coffor – une technique de construction permettant des « économies considérables ».
Coffor est une technique de construction de coffrage perdu. Catalin Grigore, expert dans le béton, la formulation et l’optimisation industrielle, en exposait les avantages à un parterre d’experts mauriciens : association des architectes de Maurice et l’institut des ingénieurs. Aux membres de la presse, réunis au Hennessy Park Hotel à Ébène, il en exposait les grandes lignes juste avant sa présentation officielle.
« Déjà il ne s’agit pas simplement d’une technique de moindre qualité. Bien sûr, cette technique est adaptée à la construction de logements sociaux… Mais il s’agit d’une solution qui trouve le bon équilibre entre la qualité et le coût de production », explique M. Grigore. « Une maison construite utilisant cette technique est garantie pour au moins cinquante années, une bonne isolation à la chaleur, une bonne résistance antisismique, une solidité à l’épreuve du cyclone » – voilà pour ce qui est de la « qualité non-compromise ».
Mais plus techniquement, le coffrage perdu implique que les structures métalliques ne sont pas récupérables. Des rideaux métalliques composent les faces du mur et un comblement au béton est effectué. Une construction sans brique donc : 1) les rideaux métalliques sont livrés « en boîte », 2) ces rideaux sont déployables tels des « boîtes en carton », 3) une fois déployée, la structure est érigée sur une « semelle », 4) le comblement au béton peut commencer, 5) La finition de type « crépissage » vient masquer la structure métallique qui transparaît.
Coffor permet une vitesse d’exécution accrue. Des exemples cités par l’expert : « En Chine, 30 000 mètres carrés (en floorspace) de logements sociaux ont été construits en 58 jours » ou encore « en Asie toujours, 25 travailleurs sont parvenus à ériger un immeuble de cinq étages de 350 mètres carrés de floorspace par étage (Ndlr : 5x 350m2) ».
Par ailleurs, Coffor propose une solution adaptable aux formes les plus complexes, et aux architectures les plus exotiques. Il est même possible de construire des maisons Coffor circulaires. « Coffor possède un avantage certain pour ce qui est des structures allant jusqu’à cinq étages, soutient M. Grigore, c’est une technique appropriée aux pays émergents ». Mais d’ajouter néanmoins que Coffor est également utilisé dans les pays dits plus développés, en Europe notamment.
La technique Coffor permet un « transfert aisé des connaissances et de maîtrise ». Nul besoin donc, selon Catalin Grigore, d’importer quelque main-d’oeuvre étrangère.
Selon Vincent Lenette, directeur de Lafarge, on ne peut pas encore parler de chiffre. Il s’agit d’abord d’exposer la méthode aux experts locaux. Coffor fait partie intégrante du projet d’affordable housing, une composante du portefeuille Extra-mile, qui a pour vocation de renforcer le rôle de Lafarge dans la construction durable.