Le Forum des Citoyens Libres a annoncé hier à un point de presse à Port-Louis son intention de saisir la justice concernant la construction d’un bâtiment commercial sur un wet land à Cap-Malheureux. Il a expliqué que le droit à l’information, à la suite des correspondances aux autorités compétentes restées sans réponse, sera évoqué.
« Se nou drwa a linformasion ki en jeu », a déclaré le porte-parole du Forum des Citoyens Libres (FCL) Georges Ah-Yan à propos des lettres aux autorités compétentes concernant les travaux de construction d’un bâtiment commercial sur un wet land. Dans ses courriers, Georges Ah-Yan a demandé si cette construction qui aura lieu vis-à-vis du cimetière de Cap-Malheureux est conforme à la loi. Il a indiqué n’avoir reçu aucune réponse. D’où la décision d’avoir recours à la justice afin d’obtenir des réponses.
Le porte-parole du FCL dit se « méfier » des informations données à propos de ce terrain. « Arpanter gouvernman signifie ki sa terin-la enn State land ek a okenn moman li na pa presize ki li enn wet land. » Georges Ah-Yan explique que l’attestation de ce lopin de terre comme wet land demande plus de démarches administratives principalement auprès du ministère de l’Environnement. Selon l’Environment Protection Act de 2002, pour construire sur un wet land il faut avoir un Environment Impact Assessment (EIA) ou un Preliminary Environment Report (PER).
Outre le respect de la loi, le FCL souligne le problème écologique et social que représente le projet. La construction d’un bâtiment commercial en face d’un cimetière risquerait de « contribuer à un problème religieux et social ». « Il s’agit également de respect envers les défunts. Akoz li dan enn pa zeometrik, nou oblize fer kitsoz avan ki sitiasion vinn ireversib », soutient le FCL.