Dans le cadre du Budget 2020-2021, les dirigeants de plusieurs syndicats ont été reçus par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, ce mardi, 19 mai, pour les consultations prébudgétaires.

Haniff Peerun, du Mauritius Labour Congress, demande au gouvernement d’effectuer plus de contrôle des prix sur les produits alimentaires. « Il nous faut un budget socialiste et humanisme. pour empêcher l’érosion du pouvoir d’achat ».

Deepak Benydi, de la Confederation of Independent Trade Unions, affirme que l’objectif du Budget 2020\2021 devrait être axé sur les plus démunis. « Avec le Covid-19, nous avons vu les difficultés auxquelles des personnes au bas de l’échelle ont fait face (…) Nous souhaitons que les projets du gouvernement de ses cinq prochaines années soient mis en place en consultation avec le mouvement syndical ».

Reaz Chutto, porte-parole des Travailleurs des Secteurs Publique et Prives, a axé son intervention sur les compromis du gouvernement par rapport au Covid-19 Act. Il souhaite ainsi que le gouvernement revoit le taux de l »’income tax ».

Jane Ragoo, de la CTSP, demande au gouvernement de ne pas décevoir le peuple avec le Budget 2020\2021. « Nous nous attendons, à cause du Covid-19, à fonctionner d’une différente façon. Il ne faut pas juste considérer l’économie et crier au loup. Il faut considérer le peuple également ».

Pour Radhakrishna Sadien, de la Confederation of Free Trade Unions, la classe moyenne a toujours été laissé pour compte dans la présentation des budgets. « Le budget doit adresser le problème de l’income tax afin d’empêcher l’inégalité dans la société ».

Atma Shanto, de la Trade Union Consultative Congress, estime que c’est une répétition de l’histoire : le gouvernement crie au loup, mais cette fois sous le prétexte du Covid-19. « Ce qui est important, c’est que le ministre des Finances comprenne que les travailleurs, les pensionnaires, les pêcheurs et la société en général souffrent énormément avec l’augmentation des prix sur le marché ».