La Plateforme No to Biometric Data on ID card passe à la prochaine étape dans son mouvement de contestation de la nouvelle carte d’identité biométrique, en cours de conversion actuellement. Elle se penche sur une mobilisation citoyenne en août prochain. Pour le moment la forme de cette mobilisation n’a pas encore été décidée, mais elle sera destinée à envoyer un signal fort aux autorités et à engager la société civile dans son ensemble, soutient Jeff Lingaya, porte-parole de la plateforme.
Avec les trois plaintes logées en Cour suprême pour contester la constitutionnalité et d’autres aspects de la nouvelle carte d’identité, un des mouvements s’opposant à ce projet national, la plateforme No to Biometric Data on ID Card, maintient la pression contre la nouvelle carte d’identité contenant les données biométriques du citoyen. Selon les constestataires, il y a urgence à accentuer la mobilisation enclenchée depuis l’année dernière face au « forcing » des enregistrements pour la nouvelle carte d’identité biométrique auprès des citoyens et l’impact qu’aura la nouvelle carte sur la société civile. Raison pour laquelle le mouvement réfléchit actuellement sur une grande mobilisation citoyenne qui se fera en août. Celle-ci n’a pas encore été définie mais la plateforme poursuit ses réunions et rencontres avec les membres de tous bords de la société civile pour réunir les idées et suggestions. La plateforme, indique Jeff Lingaya, espère rencontrer au fil des semaines, notamment ceux et celles qui ne souhaitent pas donner leurs empreintes ou qui se sont sentis obligés de soumettre leurs empreintes dans le cadre des procédures de conversion, indépendamment de leur volonté.
Un des points sur lesquels repose le combat de tous les opposants à ce jour contre le projet Mauritius National Identity Scheme MNIS demeure la protection des libertés et les droits fondamentaux des citoyens. La plateforme No to Biometric Data on ID Card élabore actuellement un protocole de mobilisation et au fur et à mesure des rencontres avec les membres de la société, ce document sera revu avec l’apport collectif et progressif des membres de la société civile, indique Jeff Lingaya.
La plateforme, lors d’une conférence de presse hier après-midi, a dressé un bilan du travail effectué sur le terrain concernant la mobilisation pour la défense des droits et des libertés fondamentaux qui seraient mis, selon elle, en danger par la nouvelle carte d’identité biométrique et fait part des nouvelles initiatives avec la distribution de brochures pour accentuer la campagne de sensibilisation. Jeff Lingaya et d’autres membres de la plateforme No to Biometric Data on ID Card sont intervenus. Parmi, Ivor Tan Yan qui a attiré l’attention sur un point jugé plus qu’essentiel : le consentement en forme écrite des citoyens avant de leur prélever leurs empreintes digitales. Ce qui n’aurait pas été fait dans le cas de ce projet, argue Ivor Tan Yan…