Tout riz dit « Basmati » qui ne serait pas conforme aux normes MS 177 : 2010 de la Mauritius Standard Bureau sera saisi par les autorités. Les importateurs devront quant à eux s’acquitter des frais encourus pour disposer de cette denrée.
Suite à la commercialisation d’un très grand nombre de riz qualifié de Basmati sur le marché et aux soupçons des autorités quant à la qualité de certains d’entre eux, le ministère de l’Industrie et du Commerce a organisé un atelier de travail à l’intention des importateurs et distributeurs de cette denrée la semaine dernière pour réglementer le secteur. Selon le ministère, ces derniers ont proposé que l’on prévoit que ceux qui empaquettent le riz s’enregistrent auprès du MSB afin qu’ils soient également contrôlés par les nouveaux règlements qui arrivent. Il ressort aussi que les empaquetteurs devraient stipuler clairement sur les sachets la source et la qualité du produit et s’il est conforme aux normes de la MSB, élaborées en tenant compte des normes existantes au Pakistan et en Inde.
Le ministère précise que des compagnies locales, à l’instar d’Innodis, devraient se conformer aux mêmes règlements que les importateurs de riz Basmati.
Lors de l’ouverture de cet atelier de travail, le ministre de tutelle Cader Sayed Hossen a souligné qu’il y a eu des plaintes enregistrées auprès de la Consumer Protection Unit (CPU) concernant du riz ration de bonne qualité ou ce qui est connu comme le long grain, qui sont triés, présentés et mis en vente comme du riz Basmati.
Il note que les trois ou quatre dernières cargaisons de riz ration étaient de très bonne qualité ne contenant que 8 à 9 % de brisures sur les 25 % testés par la MSB.
Selon les Basmati Rice (Control of Sale) Regulations 2012, les importateurs de riz Basmati devront obligatoirement avoir un certificat d’authenticité d’une agence accréditée à l’exportation dans son pays respectif. Ce document devra certifier le « type/grade » du produit. Les importateurs auront à le présenter à la douane pour prendre livraison de leur cargaison.
Le ministre Cader Sayed Hossen indique que la CPU continuera à vérifier le riz selon la loi en vigueur depuis l’année dernière. « Si ena stok diri deza anbalé zot pou pran pou testé ek si bann test montré ki spésification lor sasé pas konform ek seki ena andan CPU pou saisi tou diri-la », soutient-il. Si les frais pour tester la qualité du produit seront encourus par les autorités, au cas où il s’avère que le produit n’est pas conforme avec ce qui est indiqué, l’importateur devra, lui, payer la note. La State Trading Corporation (STC) procédera ensuite à la saisie du produit. « It is proposed that the seized rice be disposed of in such a manner as may be determined by the Permanent secretary. All cost of the disposal of the consignment which are not in accordance with the prescribed standards will be borne by the importer », fait ressortir un communiqué émis par le ministère à l’ouverture de l’atelier de travail.