L’Anti Piracy Unit de la police a effectué mercredi une descente chez un distributeur d’ordinateurs à Pailles et a saisi un nombre important de Certificats d’Authenticité (COA) Microsoft. Plus de 400 COA de Microsoft Windows et 18 de Microsoft Office 2010 suspectés d’être contrefaits y ont été saisis. La branche locale a émis une mise en garde aux consommateurs contre les Certificats Microsoft illégaux.
Une descente policière a eu lieu mercredi chez IT Distribution Ltd, un distributeur d’ordinateurs basé à Pailles. L’Anti Piracy Unit de la police a arrêté son Directeur des ventes et a saisi plusieurs Certificats d’Authenticité (COA) Microsoft.
Du côté de Microsoft, l’on souligne l’envergure et la gravité de la situation vu que l’entreprise en question revend par la suite des ordinateurs à des revendeurs. Dale Waterman, conseiller légal de Microsoft pour l’antipiratage pour le Moyen-Orient et l’Afrique, indique que les consommateurs et entreprises locales sont affectés chaque année par les logiciels contrefaits acquis involontairement. Ces personnes sont de plus en plus nombreuses à acheter, sans le vouloir, des logiciels contrefaits avec des revendeurs et à réaliser après qu’elles ont été dupes. Microsoft explique que ces « pirates accidentels » s’exposent à de nombreux risques, qui sur le long terme peuvent se révéler extrêmement coûteux pour les individus et désastreux pour les entreprises. D’où la mise en garde aux consommateurs et revendeurs d’équipements informatiques contre le commerce illicite des COA de Microsoft Windows qui sont actuellement distribués et vendus à Maurice. « Les revendeurs honnêtes, qui vendent uniquement des logiciels originaux, sont injustement désavantagés. Au final c’est toute l’économie qui est affectée. Les consommateurs et partenaires légitimes viennent régulièrement vers Microsoft avec des plaintes relatives aux logiciels contrefaits. Ils veulent que l’industrie et le gouvernement se positionnent et prennent des actions. Notre engagement est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider nos clients et protéger nos partenaires légitimes », a déclaré Dale Waterman.
Les conséquences du piratage et de la contrefaçon sont désastreuses tant pour les entreprises que pour les ménages. La contrefaçon a aussi un impact négatif sur tout l’écosystème informatique. Les partenaires légitimes et les revendeurs, explique-t-on, sont en compétition avec des pirates de logiciels et des entreprises peu scrupuleuses qui leur rendent la tâche difficile. Ils perdent aussi des ventes et des opportunités à offrir leurs services à ces clients. Microsoft a confirmé que les COA Windows doivent uniquement être distribués avec les logiciels Microsoft qu’ils sont supposés accompagner. Les étiquettes COA, souligne-t-on, ne doivent jamais être distribuées aux revendeurs et consommateurs sans être collées sur un ordinateur et être vendues avec des composants avec lesquels ils n’étaient pas distribués à l’origine.
L’utilisation de logiciels pirates ou contrefaits peut aussi exposer les utilisateurs aux logiciels espions et malicieux et aux virus qui peuvent mener au vol d’identité, à la perte de données et des défaillances de leur système. « Il devient de plus en plus difficile de différencier les logiciels originaux des faux, sauf si les consommateurs sont perspicaces et savent comment vérifier. Microsoft conseille aux consommateurs d’apprendre comment détecter si un logiciel ou un équipement est original et de visiter le site anticontrefaçon de Microsoft www.howtotell.com », explique Paul Bunting, Country Manager de Microsoft Indian Ocean Islands and French Pacific.
Selon une étude menée par la Business Software Alliance, association internationale représentant l’industrie mondiale du logiciel, le taux de piratage de logiciels installés sur des PC à Maurice en 2010 était de 56 %. À La Réunion, le taux était de 40 % et en Afrique du Sud de 35 %.