Le développement et la gestion des pêches dans l’océan Indien dans le cadre du programme Smartfish a fait l’objet, ce matin, d’un accord de financement entre le représentant de la Délégation de l’Union européenne Cécile Tassin-Pelzer et le secrétaire de la COI Jean-Claude de l’Estrac.
Le nouvel accord de financement porte sur un montant de 16 millions d’euros (Rs 620 M) sur trois ans. La cérémonie de signature était couplée avec l’inauguration de l’opérationnalisation du système régional de suivi des navires de pêche par satellite (SIGMA VMS).
L’objectif global du programme SmartFish est de contribuer à élever le niveau de développement social, économique et environnemental et d’accroître l’intégration régionale dans la région de l’Afrique orientale et australe et l’océan Indien grâce à l’exploitation durable des ressources halieutiques. Les bénéficiaires ultimes du programme sont les pêcheurs, les communautés côtières et les populations plus larges des États de la région.
Jusqu’ici SmartFish a permis de développer des relations étroites entre les partenaires de tous ces pays et organisations régionales grâce à un réseau actif de points focaux. Le programme vise à atteindre cinq résultats principaux : le développement et la gestion des pêches ; la gouvernance des pêches ; l’efficacité du Suivi-Contrôle-Surveillance ; le commerce régional de la pêche et la sécurité alimentaire, explique Cécile Tassin-Pelzer.
La seconde phase du programme s’articulera autour des cinq mêmes composantes tout en prenant bien en compte les recommandations de la mission d’évaluation de la première phase et notamment le recentrage des activités sur certaines filières stratégiques en termes de création de richesse et de contribution à la sécurité alimentaire pour la région.
Jean-Claude de l’Estrac a souligné que dans la région de l’Afrique orientale et australe et l’océan Indien, trois millions et demi de personnes vivent directement du secteur de la pêche. La pêche est en effet l’un des piliers de l’économie de l’Indianocéanie. Autour de 20 % du thon commercialisé dans le monde provient de l’océan Indien, soit près d’un million de tonnes pour une valeur marchande au débarquement de quelque 2 milliards de dollars.
Dans la région, l’industrie de transformation du thon est une véritable filière dont la matière première provient des eaux seychelloises et celles du nord du Canal du Mozambique. Cette industrie, principalement tournée vers le marché européen, est un vecteur de croissance qui génère plus de 12 000 emplois directs et quelque 20 000 emplois indirects.
Le programme SmartFish est l’un des plus ambitieux gérés par la COI pour son étendue géographique qui touche 20 pays d’Afrique orientale et australe et de l’océan Indien. Il adopte une approche intégrée et durable des pêches et ce faisant, s’inscrit pleinement dans la volonté politique de la COI de concilier économie et écologie.