La demande de “Building and Land Use Permit” de la Beach Authority concernant les travaux de rénovations que cette instance comptait entreprendre en vue de convertir les anciennes toilettes publiques en bâtiments commerciaux sur la plage de Mon Choisy a été rejetée par le District Council de Rivière-du-Rempart. Après avoir entendu l’objection de la Platform Pou Sov Nou Laplaz la semaine dernière, le comité exécutif a rendu son verdict sur ce dossier polémique.  
Le District Council de Rivière-du-Rempart a donné raison aux contestataires du projet de conversion des anciennes toilettes publiques en bâtiments commerciaux. Après avoir écouté les arguments de la Platform Pou Sov Nou Laplaz la semaine dernière, le comité exécutif, en concertation avec des hommes de lois, a en effet finalement décidé de ne pas accorder à la Beach Authority (BA) le permis de bâtir en vue d’entreprendre de tels travaux. Alors que le gel du projet avait été annoncé en 2010, la BA a, cette année, répliqué en introduisant une nouvelle demande de permis auprès des autorités compétentes. Sauf que, cette fois-ci, dans sa demande de permis, cette instance précise que la nature des travaux sont à inscrire dans le cadre de la « rénovation » de l’édifice à des fins commerciales. Georges Ah Yan, porte-parole du Forum Citoyen Libre, membre de la plateforme, avait alors écrit une lettre de protestation au District Council. Lors de son audition, ce dernier a indiqué qu’à travers la nature des travaux proposés par la BA, celle-ci outrepassait ses droits vu que celle-ci a pour mission d’assurer « the proper control and management of public beaches both in Mauritius and Rodrigues in making provisions for appropriate infrastructures and facilities for the benefit of the public ».
À travers la conversion d’anciennes toilettes publiques en un bâtiment commercial, soutient Georges Ah Yan, la BA s’engage « en tant que financier, qui souhaite uniquement faire des profits ». Lors d’un point de presse ce matin au siège social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis, le porte-parole du FCL s’est cependant insurgé contre le « laxisme » du District Council de Rivière-du-Rempart. Revenant sur les travaux entrepris sur les anciennes toilettes publiques de Mon Choisy en 2010, M. Ah Yan soutient que ceux-ci se sont déroulés « sans que la BA soit en possession d’un Building and Land Use Permit ».
« Le Conseil de district affirme qu’à l’époque, elle n’était pas au courant que de tels travaux étaient entrepris. Une fois informé, le projet a été gelé. Mais pourquoi n’y a-t-il pas eu de poursuites judiciaires par le District Council contre la BA ? Quelle est la position du Conseil de district concernant ces projets qui ont lieu sous son nez sans que les promoteurs ne soient inquiétés ? » se demande-t-il. Selon le FCL, la BA devait être appelée à s’expliquer sur ce dossier.
Revenant sur le rejet de demande de permis de la BA, Georges Ah Yan indique qu’il s’agit d’une grande victoire citoyenne. « Cette mesure est appelée à s’étendre à d’autres plages de l’île », estime ce dernier. Raison pour laquelle il réclame la dissolution de la BA. « Li pa possib ki destin nou bann laplaz piblik trouv ant lamain de dimounn », a-t-il martelé, fustigeant dans la foulée le travail effectué par de hauts responsables de la BA. Il demande de plus que les plages soient contrôlées par le District Council, avec l’aval du ministère des Terres et du Logement. La plateforme indique que son combat s’étendra à d’autres plages.