Une Sous-Commission de la COI pour l’Afrique et les États insulaires adjacents a vu le jour en mai. Résultant de la fusion des deux anciens sous-comités d’Afrique de l’Ouest et de l’Est, cet organe subsidiaire de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO a pour vocation la promotion de la coopération régionale et internationale dans le domaine de l’océanographie. Mamade Beebeejaun, océanographe et assistant directeur au service météorologique mauricien, en est le vice-président.
« La création de cette commission constitue une étape déterminante pour les pays membres », explique Mamade Beebeejaun, qui a grandement plaidé pour la fusion des comités d’Afrique de l’Ouest et de l’Est en une unique commission pour le continent et les îles avoisinantes. L’océanographe y relève plusieurs avantages : « La commission aura un droit de regard sur tous les projets ayant trait à l’océanographie et dans la recherche marine. Elle agira comme facilitatrice auprès des grandes agences pour le financement des projets océanographiques. » Outre la promotion de la coopération régionale et internationale dans le domaine de l’océanographie, cette organisation a pour mission de développer et de coordonner les programmes de recherche et d’océanographie de la Commission, les services océaniques, les systèmes d’observation des océans, le renforcement des capacités et les activités connexes dans la région en prenant en considération les priorités et intérêts spécifiques des États membres.
La naissance de cette commission a toute son importance. « Par les temps qui courent, il est plus que jamais essentiel pour les pays de se pencher sérieusement sur l’économie bleue pour la gestion durable et la conservation des ressources marines de la région et surtout en termes de sécurité alimentaire », affirme Mamade Beebeejaun. Cette commission a vu le jour lors d’une réunion en mai portant sur la dissolution le même jour des deux sous-comités d’Afrique. Quatre résolutions ont alors été adoptées : la mise sur pied d’un plan de stratégie ; une étude sur les capacités disponibles (les compétences en ressources humaines, les infrastructures et les équipements, entre autres) ; le renforcement des capacités et l’institution d’un plan de travail pour 2012-2013.
Le secrétariat de cette nouvelle Sous-Commission de la COI pour l’Afrique et les États insulaires adjacents est opérationnel depuis début mars. Il est basé au Bureau régional pour les sciences en Afrique de l’UNESCO à Nairobi, au Kenya. Il est dirigé par Mika Odido, qui vient d’être nommé coordinateur de la COI en Afrique, et présidé par un Sud-africain, le Dr Monde Mayekiso.