L’étable Coopérative du Nord de Surooj Bhujawan, située entre Ripailles et Eau Bouillie, est ouverte depuis cinq ans. Elle se trouve au fin fond de Nouvelle Découverte. Ses vaches laitières produisent environ 50 litres de lait par jour.

L’étable de Surooj Bhujawan, 59 ans, est nichée au milieu de nulle part dans une ferme d’environ 25 hectares à Nouvelle Découverte. Pour y accéder, il faut emprunter un long sentier entouré de verdure et où se trouvent d’autres étables. Le réseau téléphonique capte mal et l’air exhale une odeur de bouse. L’éleveur tient cette étable depuis cinq ans. Il possède une vingtaine de bœufs, de vaches, de taureaux, de veaux, sans compter les génisses.

Un boeuf en vadrouille

Un seau et une lance à eau à la main, un de ses deux employés fait le tour du bâtiment de brique et de tôle pour la nettoyer. Une femme s’affaire à traire à l’aide d’une machine branchée aux pis des vaches. Il est fini le temps où les fermiers étaient assis sur un tabouret, munis d’un seau pour recueillir le lait. La traite a lieu une fois par jour. Pour récupérer le lait, la fermière traite dans un premier temps la vache à la main pour vérifier si le lait a un aspect normal et afin de s’assurer qu’il n’y a pas de blessure au pis de la vache.

Cinquante litres de lait.

Ensuite, les manchons trayeurs sont adaptés avec délicatesse sur les pis de la vache pour récolter le lait. “Nous ne trayons plus à la main”, dit Surooj Bhujawan, en s’approchant de la fermière qui trait les vaches. Au sein de la ferme, 50 litres de lait sont produits quotidiennement. L’éleveur le vend à des particuliers et à une compagnie laitière.

Le bétail est importé d’Afrique du Sud. Le fermier se consacre à l’élevage de bovins dans le but de produire du lait. “J’ai toujours été éleveur. Cela fait maintenant cinq ans que je tiens cette étable à Nouvelle Découverte. J’en avais une à Morcellement St-André”, dit l’habitant de Pereybère. Portant des bottes d’herbes, il veille à ce que ses animaux consomment une quantité d’aliments nécessaire. Les animaux se nourrissent de maïs, d’herbe, de goyaves de Chine et boivent de l’eau.

“Quand les vaches vieillissent, je les vends à un boucher”, confie l’éleveur. Les vaches produisent du lait lorsqu’elles donnent naissance à un veau. C’est pourquoi le fermier favorise le vêlage. Les veaux sont séparés de leurs mères à la naissance. “Parfois un jour après le vêlage”, tient-il à préciser. Les veaux sont placés de l’autre côté de l’étable, à presque un mètre de leurs mères. “Leur relation est comme l’amour que porte une mère à son bébé. Après la séparation, beaucoup se cherchent en meuglant de tristesse pendant des semaines. Il est déjà arrivé qu’une vache défonce les clôtures pour retrouver son petit.”

“J’ai appris seul à les traiter”.

Les bovins sont tous à l’abri dans une étable assez spacieuse. “Dans la matinée, les bœufs et les vaches font leur tournée dans la prairie et broutent de l’herbe”, dit le fermier, en se tenant debout près du feu mis à disposition pour brûler de la citronnelle afin de faire fuir les moustiques. “Je vends du lait, mais ce n’est pas une affaire qui rapporte.”

Dans cette étable, les éleveurs s’occupent soigneusement chacun de leurs bovins. Ils veillent sur eux tous les jours et vérifient s’ils sont en bonne santé. “Nous sommes là tous les matins à 6h30 et nous partons vers 14h.” Ils les font naître, les élèvent et les gardent pendant de nombreuses années lorsque les vaches sont en production laitière. Ils connaissent chaque animal. “J’ai appris seul à les traiter. On élève des animaux de génération en génération. Mes neveux et mon fils travaillent avec moi. Il y a quelques années, certains avaient eu une maladie de la peau. J’ai pu les traiter à temps.”

La fermière déverse le lait dans une petite cuve de refroidissement pour assurer un contrôle précis de la température. “Le lait doit être maintenu à une température d’environ 4°C dans les bidons jusqu’à ce qu’il soit collecté pour un traitement ultérieur.” Le lait est stocké dans l’étable dans un bidon pour être vendu chez le particulier.