Des membres de la Vacoas Popular Multi-Purpose Cooperative Society (VPMCS) se disent « inquiets car selon nos informations, certains membres du Caretaker Board (CB) ne souhaitent pas que nous réussissions à sauver la coopérative et nous mettent constamment des bâtons dans les roues ». Mais ce qui tracasse surtout ces membres qui peaufinent actuellement leur plan de sauvetage avec le concours de Gérard Lincoln et son équipe d’Ernst & Young, « c’est que nous avons eu des informations selon lesquelles le ministre Bholah subirait des pressions de la part du CB ».
Pour ces membres, « si une telle situation est avérée, cela voudra dire que quelqu’un ou quelques personnes exercent une pression négative sur le ministre de tutelle, ce qui va nous rendre la tâche très difficile ». « Dans le sillage de l’Assemblée générale de début juillet dernier, nous avons dégagé un nouveau système de travail. De plus, avec le concours de Gérard Lincoln et son équipe d’Ernst & Young qui a décidé de nous prêter main-forte, nous sommes confiants d’aller dans la bonne direction ». Cependant, relèvent-ils, « nous avons remarqué qu’à plusieurs reprises, le CB et certains de ses membres semblent très réfractaires à nous laisser travailler comme il le faut. On se demande ce que peut bien être leur agenda dans toute l’affaire ».
Certains membres laissent même entendre que « nous avons eu des informations délicates selon lesquelles un ou des membres du CB exercent une pression quelconque sur le ministre Sunil Bholah… Ce qui expliquerait qu’il n’arrive pas à les rudoyer, puisque telle est sa prérogative ! Nous espérons sincèrement qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter et que le ministre saura remettre de l’ordre comme il le faut dans cette affaire ».
Par ailleurs, ces membres de la VPMCS lancent un appel « tant au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, qu’au ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo. Nous avions eu une rencontre avec le Grand Argentier il y a quelque temps et celui-ci nous avait donné l’assurance qu’il allait nous aider du mieux possible ». Toutefois, expliquent encore nos interlocuteurs, « s’agissant de notre plan de redressement, nous ne pourrons aller loin sans une aide quelconque. Par cela, nous sollicitons un emprunt du gouvernement. Car où irions-nous trouver le capital autrement ? » Cet aspect suscite beaucoup d’interrogations parmi les membres ayant décidé de reprendre le flambeau de la VPMCS, « parce que nous avons entendu dire que nous n’allions bénéficier d’aucune aide, que le gouvernement n’est pas prêt à nous prêter le moindre sou. Une telle attitude serait très regrettable ».
Ces membres de la coopérative de Vacoas ajoutent que « nous sommes conscients que le pays passe par une période économique difficile. Jamais n’avons-nous attendu une aide gratuite de l’État. Depuis le commencement, nous avons suggéré une ligne de crédit que nous allons rembourser au fur et à mesure que nous remettrons la coopérative à flots. Mais sans aucun capital au départ pour sortir de ce marasme, autant nous dire de ne pas nous échiner à travailler sur un plan de redressement ».
Dans la même veine, ces membres de la VPMCS font ressortir que « dans toute l’affaire, ce sont les victimes, donc nous, malheureux contribuables, qui devons payer le prix fort. Où en est-on avec le gel des avoirs de ceux qui ont “embezzle” l’argent de la coopérative ? Sont-ils sujets à des sanctions et des peines ? Nous n’en avons pas l’impression… Plutôt, il nous semble qu’ils mènent la belle vie, alors que nous, nous devons remettre la main à la pâte pour ne pas perdre bêtement nos investissements chèrement gagnés et économisés ».