L’incompréhension règne toujours au sein des 5 500 membres de la Vacoas Popular Multi-Purpose Cooperative Society (VPMCS). Demain, vendredi 26 juin, ils comptent descendre dans les rues de Port-Louis pour une marche pacifique, afin d’exprimer leurs sentiments. Outre de « ne pas comprendre pourquoi l’on ne peut nous rendre la totalité de nos investissements, puisque nous n’y sommes pour rien si nous avons été escroqués par ceux qui dirigeaient cet organisme », ces membres souhaitent aussi « que notre PM, sir Anerood Jugnauth, qui nous savons est un homme du peuple, nous accorde plus d’attention ».
Demain matin, « nous allons marcher du Champ-de-Mars, à Port-Louis, jusqu’au Jardin de La Compagnie », expliquent ces membres de la VPMCS. Ils disent être « dans le flou total depuis la déclaration faite par le ministre Sunil Bholah, il y a quelques jours, à l’effet qu’il n’y a aucune autre solution que de liquider la coopérative de Vacoas et que nous, les membres, pourrons récupérer entre 60 à 70 % de nos investissements. »
Ils rappellent aussi que « certains membres ont pu savoir, au préalable, que la coopérative allait avoir des soucis financiers, il y a quelques mois. Par qui et comment, nous n’en savons rien. Cependant, ils ont rapidement retiré leurs sous afin de ne rien perdre. Tandis que nous, personne ne nous a informés et aujourd’hui, nous devons accepter de perdre notre argent durement gagné. Ce n’est pas juste du tout ! »
Ce que ces membres trouvent « absolument injuste, car nous ne sommes pas responsables si ceux qui étaient à la tête de la coopérative ont détourné de l’argent et commis des fraudes ! » De ce fait, ils fustigent « le ministre Bholah quand celui-ci déclare que nous allons récupérer jusqu’à 70 % de nos investissements. Ce qu’il omet délibérément de dire, c’est que nous y perdons 40 %, puisque nous n’allons pas être remboursés intégralement ! » Les membres de la VPMCS estiment que « même si le gouvernement n’a pas avalisé notre demande d’une ligne de crédit pour remettre à flots la coopérative et qu’il a décidé d’aller dans le sens du rapport Ernst & Young, qui préconise la liquidation de l’organisme, nous aurions souhaité un peu plus d’attention et d’égards de leur part».
S’estimant « discriminés, parce que ce n’est pas nous qui avons fauté, dans cette affaire, mais c’est nous qui devons payer les pots cassés », ces membres disent être « dans l’incompréhension totale devant la décision qui, à notre sens, est arbitraire, de la part du gouvernement ». D’où leur souhait, demain, par le biais de leur mobilisation dans les rues de Port-Louis, « de faire à nouveau appel au gouvernement, et plus précisément au Premier ministre, car nous savons qu’il est un homme du peuple et qui a du coeur. Nous pensons qu’il ne restera pas sourd à nos doléances et qu’il reconsidérera l’affaire. »