Les locaux de la National Institute for Cooperative Entrepreneurship (NICE), sis à Bois-Marchand, seront transformés en Cooperative College pour assurer la formation des jeunes intéressés par le mouvement coopératif. « L’idée est de faire un Coop Campus où on peut loger les coopérateurs rodriguais, qui viennent à Maurice pour la formation. Dans le prochain Budget, on aura de l’argent pour aménager ce campus pour accueillir les jeunes et les former dans le but d’augmenter le nombre de sociétés coopératives », a déclaré le ministre du Business et des Coopératives, Sunil Bholah, lors du lancement d’une publication sur les “Top 100 Cooperatives”.
Selon le ministre, il est « malheureux » que les sociétés coopératives n’aient pas su attirer les jeunes. « Pour que les jeunes prennent la relève, il nous faut les former et créer de nouveaux créneaux. Beaucoup de gens pensent encore qu’une société coopérative ne fait du business que dans l’agriculture, la canne à sucre, la pêche ou le thé. Mais ce n’est pas vrai », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Il faut seulement cinq personnes pour créer une société. De plus, les officiers du ministère aident à rédiger le projet. Vous pouvez aller les voir dans un des 14 centres régionaux à travers l’île. Il n’est pas nécessaire de se rendre à Port-Louis. » En outre, poursuit-il, le service d’audit des sociétés coopératives est totalement gratuit et celles-ci peuvent être qualifiées comme PME et bénéficier d’autres facilités et avantages. Aux nombreux dirigeants de sociétés coopératives présents à cette occasion, le ministre a promis que, tant qu’il sera ministre, il aidera les sociétés coopératives à se développer plus et à contribuer davantage dans l’économie du pays.
Au départ, avoue-t-il, il était « un peu dur » envers les sociétés du fait « d’un manque de contrôle et de bonne gouvernance », ainsi que de malversations. « Certaines personnes disaient que si cela continuait, beaucoup de sociétés coopératives disparaîtraient. Mais je peux rassurer : kan bizin met inpe dir, nou bizin fer li. Mais lorsqu’il faut accorder des facilités aux sociétés, je serai le premier à le faire », a affirmé le ministre Bholah. « Il n’est dans l’intérêt de personne de fermer les sociétés coopératives, sinon le ministère fermera lui aussi. »