À l’heure où des accusations de mauvaise gestion pèsent sur certaines sociétés coopératives d’épargne et de crédit, un atelier de travail sur la bonne gouvernance et les meilleures pratiques se tiendra ce jeudi 14 mai à l’Indira Gandhi Centre for Indian Culture à Phoenix. Ouvert aux cadres du ministère du Business, de l’Entreprise et des Coopératives également, il réunira 300 participants.
L’atelier aura pour thème La bonne gouvernance et les meilleures pratiques pour les Cooperative Credit Unions (CCU). L’objectif est de sensibiliser les présidents et secrétaires des sociétés coopératives d’épargne et de crédit sur la bonne gouvernance et les meilleures pratiques y compris les défis et les risques associés au secteur financier. Dan Maraye, président de la Glamis Business School et ancien gouverneur de la Banque de Maurice ; Charlene Louis, chef d’unité de la Licensing Unit de la Financial Services Commission ; Gunness Gonpot, chef du département de supervision de la Banque de Maurice ; et Dinay Reetoo, Acting Principal State Counsel au State Law Office, interviendront lors de cet atelier d’une demi-journée.
La bonne gouvernance favorise l’efficience et l’efficacité au sein d’une organisation et améliore la performance de ceux qui sont responsables de la gestion. En appliquant une bonne gouvernance, les sociétés coopératives peuvent valoriser leur statut, consolider leur réputation d’entités solides et uniques, assurer la transparence dans leurs activités et établir un cadre pour une croissance efficace et une viabilité financière. La bonne gouvernance est vitale afin d’assurer une bonne gestion financière de ces sociétés et d’éviter des crises financières. Elle sert également à améliorer la confiance du public et projeter une meilleure image dans la société. Il est souligné que la transparence, la redevabilité, l’élément participatif et des normes éthiques élevées sont les caractéristiques de bonne gouvernance applicables aux CCU.
Avec 167 sociétés et 64 818 membres à Maurice et à Rodrigues, les sociétés coopératives d’épargne et de crédit regroupent le plus grand nombre de membres dans le secteur des coopératives. Les chiffres d’affaires s’élèvent à Rs 2,5 milliards, ce qui représente 45 % du chiffre d’affaires global du secteur des coopératives.
Les sociétés coopératives d’épargne et de crédit offrent des services de crédit, d’investissement et d’assurance à leurs membres, aidant ainsi la classe moyenne à avoir un accès rapide à des prêts. Considérées comme des mini-banques, les CCU s’avèrent parfois plus avantageuses que d’autres institutions financières. En effet, ces sociétés sont plus orientées vers le service que les banques et autres institutions financières qui sont plus motivées par le profit. Elles offrent également des facilités de prêt à un coût plus bas que celui des banques commerciales. Les taux d’intérêt sont fixés par les membres eux-mêmes.