Le modèle des coopératives est « un bon moyen pour améliorer la qualité de vie de la population », soutient le ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives. Sunil Bholah s’exprimait samedi à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des Coopératives à l’Université de Maurice (UoM).
Les coopératives ont contribué énormément au développement économique et social du pays, souligne Sunil Bholah. « Les coopératives de crédit et de l’industrie sucrière ont été pendant longtemps un pilier de notre économie. Le plus important dans une société coopérative est l’honnêteté et les membres doivent gérer leurs sociétés correctement », a-t-il déclaré, avant de rappeler qu’à Maurice, les coopératives opèrent dans une trentaine d’activités socio-économiques différentes. « Ce secteur est vital pour la création d’emplois et le gouvernement est déterminé à éliminer le chômage, surtout parmi les jeunes et les femmes ». Évoquant la volonté du gouvernement de créer « un deuxième miracle économique », il soutient que cela peut se réaliser « en nous concentrant sur l’exportation pour amener la richesse dans le pays. » Les sociétés coopératives emploient actuellement environ 39 000 personnes dans les secteurs tels que l’agroalimentaire, le transport, les coopératives de crédit et la restauration, entre autres.
Dans son message à cette occasion, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a déclaré que les coopératives jouent un rôle inestimable pour la promotion du développement durable, appelant la communauté internationale à réaffirmer ses engagements en ce sens. « Ce modèle bâti sur l’inclusion et la durabilité offre une voie vers la justice politique, économique et sociale pour tous. Les bénéfices du modèle coopératif s’étendent bien au-delà de sa contribution au développement durable ». Une personne sur six est membre ou un client d’une coopérative et quelque 2,6 millions de sociétés emploient 12,6 millions de personnes de par le monde. Le directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Guy Ryder, avance pour sa part que les coopératives peuvent s’attaquer aux inégalités sociales, à la discrimination et à l’exclusion basées sur le genre, l’âge, la race, l’ethnicité, l’orientation sexuelle et les capacités différentielles. Selon l’ONU, les coopératives opèrent dans tous les secteurs et offrent environ 100 millions d’emplois directs et indirects à travers le monde, soit 20 % de plus que les multinationales.