Le ministre du Business et des Coopératives, Sunil Bholah, a lancé les National Awards for Cooperatives 2017, ainsi que la deuxième édition des Top 100 Cooperatives. Les National Awards remplacent les Excellence Awards qui ont été organisés ces quatre dernières années car, selon le ministre, « les sociétés coopératives peinent à atteindre ce niveau d’excellence ».
« Nous avons pensé qu’il était inapproprié d’appeler cet award l’Excellence Award for Cooperatives car il existe beaucoup de lacunes et de contraintes au niveau des sociétés coopératives, primaires et fédérations, et il faut s’en occuper », a déclaré Sunil Bholah. Parmi les lacunes identifiées, « l’absence de strategic planning, qui est important pour être compétitif et pour pouvoir faire face aux défis du monde actuel ; des problèmes au niveau des règlements démocratiques, qui vont à l’encontre même de l’esprit des coopératives ; peu de participation des membres aux réunions et aux processus de prises de décision ; et le mouvement coopératif, malheureusement, n’attire pas les jeunes et les femmes ». Selon lui, « il y a une absence totale de remise en question. They take it for granted ki tou korek ». Le ministre dit ne pouvoir permettre que des sociétés coopératives deviennent passives et inactives et n’évoluent pas à un moment où « nous avons autant de défis à relever sur le plan économique ».
D’où la décision de changer l’appellation « Excellence Awards for Cooperatives » et de l’appeler « National Awards for Cooperatives ». D’une durée de trois ans, cet award prend en considération, dès la première année, les initiatives prises par les sociétés coopératives pour atteindre, à la troisième année, un niveau d’excellence. Il est basé sur les critères leadership, vision, innovation et créativité. La date limite pour l’enregistrement est le 31 août 2017, et la remise des awards aura lieu le 10 novembre. Le prix : un cash prize de Rs 25 000 à chacun des gagnants dans les 12 différents secteurs du mouvement coopératif. Il y aura aussi un gagnant pour Rodrigues.
Quant aux « Top 100 Cooperatives », le ministère en est à sa deuxième édition. Le but : donner de la visibilité aux sociétés coopératives. « Des 100 top cooperatives de l’année dernière, quatre viennent de Rodrigues », indique Sunil Bholah, avant de déplorer le refus de certaines sociétés de participer à ce classement. « J’espère qu’un jour elles vont réaliser l’objectif de ce classement, qui est à leur avantage, pour être visibles et être reconnues ». Il rappelle que 29 sociétés ont été rayées de la liste des top 100 de l’édition 2017 pour être remplacées par d’autres.