Le National Institute for Cooperative Entreprise (NICE) a lancé récemment et, ce pour la première fois, un cours de formation en aquaculture destiné aux petits entrepreneurs qui s’y intéressent dans le but de développer un nouveau secteur économique. Une centaine de personnes venant du secteur de la pêche ou souhaitant faire de l’entrepreneuriat y ont participé.
L’aquaculture est un secteur émergent, souligne Gheeanduth Seechurn, directeur de NICE. De ce fait, dit-il, « nous voulons former nos entrepreneurs, leur apprendre les techniques aquacoles, pour qu’ils puissent prendre avantage des opportunités qui leur sont offertes dans le domaine ». NICE a obtenu le soutien du Centre de recherches d’Albion dans ce projet sur lequel il dit avoir travaillé pendant trois mois pour connaître les besoins des entrepreneurs, surtout les petits.
Après cette formation qui a été dispensée à Carolyne, Bel Air, NICE ira dans d’autres régions, dont La Ferme et Quatre-Soeurs, avant d’emmener ceux qui sont intéressés à se lancer dans cette entreprise voir de visu l’élevage de poissons — de l’alevin au poisson adulte —  à Albion, où ils pourront bénéficier de l’expérience pratique. Ils pourront pratiquer la fresh water aquaculture avec des berris rouges ou des cordonniers dans des cages dans le lagon.
Gheeanduth Seechurn indique que le ministère de la Pêche compte offrir gratuitement aux entrepreneurs potentiels 99 alevins qui leur permettront de démarrer leur projet. « S’ils ont besoin de davantage d’alevins, ils devront en acheter », dit-il, avant d’ajouter que ceux qui sont intéressés à créer leur propre entreprise seront canalisés vers MyBiz, la one-stop-shop du ministère des Coopératives qui les aidera à trouver le financement nécessaire à un taux préférentiel, pour monter leurs projets.
Le directeur de NICE estime que « ce serait très bien si chaque session de formation amenait la création d’au moins une société coopérative ». « Certains entrepreneurs potentiels veulent y aller seuls mais ils ne savent pas comment s’y prendre. Nous sommes heureux qu’au moins un groupe de quelques femmes ait montré un intérêt pour créer une société coopérative dans ce domaine », dit-il. Gheeanduth Seechurn encourage les femmes au foyer à faire de l’aquaculture comme un « home-based business ». Déjà, ajoute-t-il, certaines femmes se sont lancées dans la fabrication de sacs écologiques. D’autres se lancent dans l’agriculture bio. « Ces dernières peuvent servir d’exemple aux autres », estime notre interlocuteur.
Gheeanduth Seechurn trouve que les secteurs traditionnels tels que l’artisanat sont saturés. « Les éventuels entrepreneurs doivent se tourner vers de nouveaux secteurs, dont l’aquaculture. Le marché n’est pas un problème car le pays importe beaucoup de poissons de l’étranger », dit-il.