D’ici le 30 octobre prochain, les sociétés coopératives opérant dans tous les domaines, et qui souhaitent participer aux Mauritius Excellence Awards for Cooperatives 2013, doivent soumettre leurs dossiers au ministère de tutelle. « Nous voulons faire quelque chose qui sera bénéfique à tout le mouvement coopératif », déclare le ministre des Affaires et des Coopératives, Jim Seetaram. Le grand gagnant de ce concours recevra un cash prize de Rs 100 000 et un trophée et chaque gagnant par secteur un cash prize de Rs 25 000 et un trophée. Tous les participants recevront un certificat de participation. Le ministre regarde au-delà de ce concours : « Pa get zis award, anou etablir enn kiltir exselans. »
Jim Seetaram veut changer le mindset dans le mouvement coopératif afin d’atteindre de nouveaux horizons, appliquer les normes internationales et « go towards the best » afin de rendre les sociétés coopératives plus viables. « Nous travaillons sur plusieurs axes afin d’atteindre cet objectif. Entre autres : la bonne gouvernance afin de positionner le mouvement coopératif comme un bâtisseur du développement, assurer un cadre légal fort et favoriser ainsi la croissance des sociétés coopératives », dit-il.
Le ministre annonce la signature à la mi-septembre d’un accord avec la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) afin d’aider les sociétés coopératives en matière de financement. Des prêts à des taux préférentiels de 5% sont ainsi prévus. « En fait, le prêt est frappé d’un taux de 7,25% mais le Cooperative Development Fund (CDF) prendra à sa charge 2,25%. Un fonds total de Rs 10 M est prévu à cet effet pour la première année ».
Interrogé par Le Mauricien sur la sécurité alimentaire, il affirme que depuis qu’il est arrivé à la tête de ce ministère « je fais de mon mieux pour produire davantage de pomme de terre pour le pays. » « Nous avons proposé la construction de notre propre vente à l’encan. Nous avons même reçu des propositions pour exporter des légumes mais nous n’avons pu les concrétiser à temps. L’idée est toujours là », dit-il. Les sociétés coopératives agricoles, poursuit Jim Seetaram, devraient non seulement se concentrer sur la culture de la pomme de terre et des oignons mais penser aussi à l’agro-processing et l’agri-business. « C’est un travail de longue haleine qui ne se fera pas du jour au lendemain. Cela prend du temps ». Le ministre se donne cinq ans pour « fer koperativ dibout lor so lipie kare kare ».
S’agissant de l’avenir des sociétés coopératives, M. Seetaram s’est dit heureux de constater que le mouvement fait un chiffre d’affaires de l’ordre de Rs 5,5 milliards cette année — avec les Credit Unions qui ont déjà atteint les Rs 2,5 milliards. « Ça fait plaisir d’apprendre que certaines sociétés coopératives diversifient leurs activités vers l’immobilier et les finances, par exemple ». Le ministre s’est déclaré très optimiste pour le mouvement. « Il est vrai qu’on a eu certaines turbulences dans le passé mais maintenant nos sociétés font bien », a-t-il déclaré, avant de demander aux membres des sociétés coopératives de pratiquer la bonne gouvernance et d’interroger les dirigeants de leurs sociétés respectives sur les dépenses. « Cela s’appelle la transparence ». Jim Seetaram dit sa confiance en les jeunes qui, soutient-il, vont réussir dans le mouvement coopératif.