La préparation du plan d’investissement concernant les énergies renouvelables que le pays a été invité à présenter à la COP 22, en novembre de cette année, reviendra au ministère de l’Énergie. C’est ce qu’a indiqué lundi Alain Wong, le ministre de l’Environnement, à Ébène, en réponse à une question du Mauricien. C’était après la cérémonie d’ouverture de la rencontre de deux jours entre experts africains portant sur la diffusion des recommandations figurant dans le livret Climate change : adaptation and resilience in Africa, publié par le Network of African Science Academies (NASAC).
S’il y a une action concertée entre les deux ministères sur ce projet, Alain Wong dit laisser le soin au ministère de l’Énergie, à qui revient cette responsabilité, de travailler dessus. Intervenant au Women’s Forum sur les effets du changement climatique, à l’hôtel Sugar Beach le mois dernier, le ministre avait soutenu que le pays n’a pas les moyens nécessaires pour la mise en place de systèmes adéquats pour la production d’énergies propres. La déléguée de la présidence de la COP 21 (France), Laurence Tubiani, qui prépare actuellement la COP 22, a alors invité Maurice à présenter un plan d’investissement dans ce sens au groupe de gouvernements, représentants des secteurs privés et aux bailleurs de fonds internationaux, qui sera institué pour aider les pays en voie de développement à trouver le financement nécessaire, tout en prenant en compte les conditions attachées pour le déboursement des fonds. Une suggestion à laquelle Alain Wong avait répondu positivement.
Par ailleurs, répondant à d’autres questions de la presse, le ministre a observé que Maurice comme d’autres pays a des problèmes pour s’adapter aux effets du changement climatique. « On en parle mais on n’y fait pas suffisamment attention », déplore-t-il. Il prend l’exemple de la compagnie nationale de téléphonie, Mauritius Telecom, qui « émet des factures en papier ». Plus tôt, il devait aussi faire référence à « la quantité de déchets provenant des courses régulières des ménages ».
Pour le ministre, une discipline de vie et une bonne éducation devraient contribuer à alléger ce fardeau. Il estime que le ministère doit montrer l’exemple et souhaite que chaque Mauricien produise, chez lui, quelques fruits et légumes comme la papaye ou le chouchou.