Les critiques abondent dans le sens que la soumission de Maurice au COP21 est inadéquate. Notre Intended Nationally Determined Contribution (INDC) est un document sommaire de 6 pages, assez flou dans ses propositions, sans détails sur ses objectifs, et surtout incertain dans sa mise en oeuvre. L’objectif de réduire nos émissions de 30 % d’ici 2030, relatif au « business-as-usual », est sujet au soutien international. Un budget de US $ 5,5 milliards est estimé nécessaire, dont US$ 4 milliards pour l’adaptation.
Or, nous savons que l’efficacité énergétique et la maîtrise de la demande peuvent nous apporter une réduction de 20 % à l’horizon 2030. Pour l’électricité, une baisse équivalente de plus de 1 200 GWh par an est possible. Et si d’ici 2025, nous parvenons à 35 % de sources renouvelables dans notre production électrique, il est clair que notre INDC est sous-estimée. En y ajoutant notre capacité comme puits de carbone, par la reforestation et par notre zone marine, nous pouvons faire encore mieux. Mais là n’est pas le vrai problème !