Sinda Mooroogen, 70 ans, habitante de Belle-Étoile, soutient que jusqu’à récemment son locataire lui volait du courant. Ses nombreuses tentatives à la police et la Fraud Unit du Central Electricity Board (CEB) pour faire mettre un frein à cette situation, depuis 2010, se sont avérées vaines jusqu’à tout récemment. « Mone bizin al Rose-Hill get Surintendant, Inspecter ek zot pane kav coupe mo courant parski compter la lor mo nom. Mo locataire finn detass mo difil ek li finn pran enn lot difil courant ki ale dan so lakaz ek fine connecter avec mo compter. Alor ki moi monn ress dan noir. Monn bizin kit lakaz ale parski li tro zoure, lager ek bate », soutient-elle.
« Enn surintendant Rose-Hill dir moi ki CEB na pas kapav kit dimoun la dan noir. Inspekter ti finn gete me la osi pann pran kont. » Selon elle, on lui a remis un papier le 27 février dernier pour attester de l’interruption de l’électricité. Or, soutient Sinda Mooroogen, son locataire, « connu dans la région pour tenir des propos abusifs », était néanmoins alimenté en électricité. Elle déplore avoir dû se rendre au Head Office à Curepipe pour que le courant soit définitivement interrompu.
En attendant, la facture d’électricité, au 11 mars 2013, était de Rs 18 843. À la Fraud Unit du CEB, on laisse entendre que le courant a été coupé à la suite d’une visite le 26 mars dernier. Des démarches ont été entreprises en avril pour supprimer le compteur définitivement. À ce stade, explique-t-on, le seul recours de Sinda Mooroogen est la Cour suprême pour initier un Civil Case.