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Nouvelle protestation contre l’ouverture d’un centre de quarantaine, cette fois à Quatre-Sœurs. En colère, les habitants se sont rassemblés dans la rue menant au centre samedi, obligeant la police à intervenir pour calmer les esprits. Les opérations de nettoyage et d’aménagement du centre ont pu se poursuivre à la mi-journée.

Après le centre de jeunesse d’Anse-La-Raie et celui de Pointe-Jérôme, c’est au tour du centre de refuge de Quatre-Sœurs d’être converti en centre de quarantaine dans le cadre des mesures prises par le ministère de la Santé afin d’empêcher l’entrée du coronavirus sur le sol mauricien. Cette nouvelle n’a cependant pas été bien accueillie par les habitants de la localité, qui estiment que ce centre de quarantaine pourrait constituer une menace dans la région.

Une vingtaine de personnes est de fait descendue dans la rue samedi, obstruant le chemin menant au centre de refuge. Selon eux, ce dernier, qui sera converti en centre de quarantaine, se trouve à 50 mètres du quartier résidentiel et à proximité d’une église catholique. Selon des sources présentes sur les lieux, les habitants n’ont pas laissé passer les employés de l’hôpital de Flacq chargés du nettoyage et de l’aménagement du centre en question. Appelés pour calmer les esprits, des policiers ont dû intervenir sur place. Après quoi les habitants se sont dispersés, permettant aux employés de l’hôpital de procéder au nettoyage à la mi-journée. Même si aucun incident n’a été rapporté à Quatre-Sœurs, le déroulement des travaux s’est poursuivi sous surveillance policière.

Ce lundi matin, 60 personnes sont sous observation en quarantaine, soit 36 à l’hôpital de Souillac, 16 au centre de jeunesse d’Anse-La-Raie et 8 à Pointe-Jérôme. Le ministère de la Santé fait ressortir qu’aucune de ces personnes n’est porteuse du coronavirus. Il a tenu à démentir dans le même souffle les rumeurs selon lesquelles un cas de Covid-19 aurait été recensé par le Dr P. Chitson à la Clinique Mauricienne. En effet, des messages faisant état d’un patient testé positif dans ce centre de santé circulaient sur Whatsapp, information que dément donc le ministère, qui rassure le public qu’aucun cas n’a été répertorié à Maurice jusqu’ici, ni dans le secteur public, ni dans le privé. Et de demander à la population de « ne pas partager les “fake messages” reçus sur Whatsapp ».