Coronavirus oblige, le ministère du Travail a décidé, jeudi, de ne pas accorder de nouveaux permis aux travailleurs chinois. Seul le renouvellement de leur permis sera considéré s’ils n’ont pas été en Chine ces quinze derniers jours. « Nous avons décidé d’agir ainsi afin d’éviter qu’un travailleur chinois qui a fait une visite en Chine devienne porteur du virus », a expliqué au Mauricien, un haut cadre du ministère.

Selon les dernières statistiques du ministère du Travail en date de ce mois, le nombre de travailleurs chinois en poste à Maurice se chiffrait à 1 680 en octobre dernier sur un total de 44 304 travailleurs étrangers. Ce sont les travailleurs du Bangladesh qui occupent la tête du classement avec 25 336 permis de travail à Maurice, suivis des ouvriers indiens (10 578), malgaches (4 430), sri-lankais (1 084) et népalais 321, etc.

En octobre dernier, le ministère du Travail a renouvelé neuf permis de travail pour les ouvriers chinois sur un total de 939 permis renouvelés. Durant la même période, quatre nouveaux permis de travail ont été accordés à des travailleurs chinois.
Les ouvriers chinois en poste à Maurice sont répartis dans les secteurs de la construction, l’immobilier, la restauration et le textile manufacturier. En octobre dernier, ils représentaient 1% de la main-d’œuvre étrangère à Maurice.

Ce sont les travailleurs bangladeshis qui se taillent la part du lion avec un taux de 63% de la main-d’œuvre étrangère. Selon un haut responsable du dossier, il n’y a pas beaucoup de demandes actuellement pour des ouvriers chinois. « On continue cependant d’enregistrer des demandes d’emploi considérables en provenance du Bangladesh », a-t-il fait ressortir.