La vigilance est de mise dans les ports et aéroports chinois. À Maurice également, le protocole de vigilance a été enclenché
  • La source du virus pas connue et l’infection humain à humain pas encore décelée », précisent les autorités sanitaires mondiales

Si les autorités sanitaires chinoises et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont, jeudi dernier, identifié le nouveau virus qui a touché en décembre 59 patients dans le centre de dans la grande ville de Wuhan (11 millions d’habitants) — faisant craindre initialement une résurgence du syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus (Sras), une pneumonie qui avait tué plus de 600 personnes en Chine continentale et à Hong Kong entre 2002 et 2003 —, comme appartenant à la famille des coronavirus, la souche est pour l’heure encore inconnue. À ce stade, 59 personnes ont été atteintes par ce virus qui n’avait toutefois fait aucun mort à samedi. La situation est suivie de près par les autorités sanitaires mauriciennes.

Le dernier bilan officiel de l’épidémie fait état de 59 personnes contaminées, chez qui la maladie s’est déclarée entre le 12 et le 29 décembre, dont sept gravement atteintes, les autres étant dans un état stable. Tous les malades identifiés ont été placés en quarantaine, selon la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan. «Aucun patient n’est mort pour l’instant », a précisé la commission, dont l’enquête a permis de déterminer que plusieurs patients étaient des vendeurs du South China Seafood Sale Market, qui a depuis été fermé au public et désinfecté. À Maurice, les autorités sanitaires suivent la situation de près, indique le directeur des services de Santé, le Dr Vasantrao Gujadhur. Il fait ressortir que « le virus est pour l’instant très localisé dans le sud de la Chine, à Beijing. »

Cependant, alors que la source de la propagation du virus a été identifiée comme se propageant de l’animal à l’homme, jusqu’ici l’animal concerné n’est pas connu. « Et il n’y a aucune indication pour le moment que le virus se propage de l’homme à l’homme », souligne le Dr Gujadhur. Néanmoins, la vigilance doit être de mise. Pour rappel, le coronavirus vient d’une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l’homme (comme un rhume). Certains virus, comme le Sras ou le Mers (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ont entraîné de graves épidémies par le passé.

« Des études plus approfondies sont nécessaires pour déterminer la source, les modes de transmission, l’ampleur de la contamination et les mesures mises en place pour contrer la maladie », a déclaré dans un communiqué le représentant de l’OMS en Chine, Gauden Galea.

L’épidémie survient alors que les Chinois se préparent comme chaque année à effectuer « la plus grande migration du monde » à l’occasion du Nouvel An lunaire, lorsque des millions de ruraux quittent les grandes villes pour retourner chez eux. Des mesures de « désinfection, de contrôle et de prévention » dans les lieux les plus fréquentés, comme les gares, ont été prises par les autorités chinoises et à l’international également. À Maurice, le protocole de vigilance a été enclenché à ce propos à l’aéroport comme au port. Pour l’heure, l’OMS ne recommande aucune restriction de voyage en Chine.