Des alarmes résonnent à travers l’île à 6h tapante. A La Tour Koenig, Albion ou encore Floréal, au nord comme au sud, les gyrophares des véhicules de police illuminent les rues. Un spectacle inhabituel sur lequel se réveille l’île avec l’instauration d’un confinement national de deux semaines.

Ainsi, toute l’île devrait être à l’arrêt pour éviter la propagation du coronavirus.

A Petite-Rivière, des promeneurs se dégourdissent les jambes et discutent des dernières nouvelles de l’actualité avant de regagner rapidement leurs domiciles.

Les salutations sont brèves à Vacoas, où les habitants convergent chez le boulanger du coin.

Maurice compte sept cas confirmés de Covid-19. Le confinement national a été annoncé le jeudi 19 mars par le Premier ministre, un jour après que les trois premières infections aient été révélées.

Depuis, partout, des visages protégés par des masques.

Dans les autobus de la Compagnie Nationale de Transport, la senteur du gel désinfectant emplit les narines. Passagers et travailleurs du transport se protègent comme ils peuvent.

A Trianon, la police questionne les automobilistes sur la raison de leurs déplacements, les enjouant de rester chez eux. « La force policière est mobilisée à tous les niveaux afin de veiller que les restrictions soient respectées », indique la cellule de communication de la police.

Aucune sortie « inutile » ne sera tolérée, comprend-on.

Toutefois, devant les supermarchés, les mêmes scènes se répètent : des fils interminables depuis très tôt ce matin.

Les Mauriciens continuent à se ruer vers les rayons, remplissant des caddies de provision.

L’inquiétude semble avoir gagné l’île en ce premier jour de confinement.