La Fondation Espoir Développement (FED), du groupe Beachcomber, procède actuellement à une consolidation de ses projets d’envergure. Le premier touche au Programme Employabilité Jeunes (PEJ), qui a permis à 1 600 jeunes en situation d’échec scolaire d’être initiés et formés aux métiers de l’hôtellerie. Ensuite, le projet Local Hands, encadrant 70 petits artisans, vise à favoriser davantage leur autonomisation. Pour insuffler un nouvel élan à son programme, la FED compte s’appuyer sur le soutien des comités régionaux des hôtels du groupe à travers la mise en oeuvre de nouveaux projets. Le conseil d’administration a également accueilli deux nouveaux membres, Gilbert Espitalier-Noël, CEO du groupe Beachcomber, et Frédérique Descroizilles, Personal Assistant to CEO.
Le programme d’intégration de la FED, le PEJ, proposera en 2015/16 aux stagiaires affectés aux départements de cuisine, restauration et Housekeeping, une formation de niveau National Certificate 2 (NC2). Outre leur diplôme du PEJ, ils obtiendront également un certificat de NC2 à la fin de leur apprentissage, leur ouvrant ainsi de nouvelles possibilités professionnelles. « Depuis le lancement du PEJ en 2004, le bilan est significatif, avec plus de 1 600 jeunes, pour la plupart issus de milieux modestes, formés à un métier. Parmi, 1 000 d’entre eux ont décroché des emplois stables et quelque 500 sont employés par les hôtels Beachcomber », a déclaré Malenn Oodiah, président de la fondation.
Le projet Local Hands, une association qui vise à donner la possibilité aux petits artisans d’être des entrepreneurs capables de produire dans la durée un artisanat créatif et de qualité, rapporte des résultats concrets. Avec la formation et l’encadrement reçus, les artisans arrivent à écouler une large gamme de produits de qualité qui intéressent les hôtels. D’ailleurs, le chiffre d’affaires réalisé en 2014 est de Rs 4 millions. La FED mettra sur pied les structures nécessaires pour qu’à l’avenir les artisans puissent gérer eux-mêmes leurs expositions ainsi que les ventes directes aux clients dans les hôtels.
Le projet 1 euro, lancé sur une base pilote en novembre de l’année dernière dans les hôtels Le Mauricia et Le Canonnier, génère des retombées positives. À travers ce programme, les clients des hôtels Beachcomber peuvent, s’ils le souhaitent, contribuer la somme symbolique d’un euro aux projets de la fondation. « Outre la collecte de fonds, c’est un moyen de montrer aux clients que Beachcomber est une entreprise consciente de sa responsabilité citoyenne en oeuvrant sur le front social et environnemental. Ce programme a déjà été étendu au Victoria et au Shandrani », affirme Malenn Oodiah. Le projet sera étendu à deux hôtels de la Péninsule du Morne, en l’occurrence Le Paradis et Dinarobin.
Les animateurs de la FED mettront à profit les comités régionaux, lancés en 2006 dans le but de promouvoir la participation des hôtels et des employés de Beachcomber. Ces antennes ont contribué à mettre en place des programmes répondant aux besoins sociaux de leurs régions respectifs en collaboration avec les ONG ou les institutions gouvernementales. Parmi les activités qui ont été facilitées, des ateliers de prévention contre l’alcoolisme et la toxicomanie dans le Nord, un soutien aux écoles de foot de Curepipe, une initiation à l’informatique dans le Sud-Est et le Sud-Ouest, ou encore le programme d’employabilité pour les élèves du Prevoc IV de la SSS La Gaulette. D’ailleurs deux projets, le Duke of Edinburgh Award Scheme et l’initiative MCCI ZEP à l’école de Pointe-aux-Piments, identifiés par les comités régionaux, seront financés par le budget alloué par Beachcomber et les fonds récoltés grâce au projet 1 euro.
C’est suite aux événements qu’a connus le pays en février 1999 que Beachcomber a lancé la FED, devenant ainsi le premier groupe à Maurice à mettre en place une structure pour assumer et assurer sa responsabilité sociale, et s’insérer ainsi parmi les pionniers du CSR. L’objectif de la Fondation : aider à l’insertion sociale des plus démunis en leur donnant les moyens de se prendre en charge. « Donner, pou donner ! Vomié donn enn golett lapess ki donn enn poisson. »