Les réformes dans les corps para-étatiques et le lancement du Parastatal Information Management System feront l’objet d’un atelier de travail d’une demi-journée qui sera organisé le mardi 6 au Hennessy Park Hotel à Ébène. Cette initiative de l’Office of Public Sector Governance réunira des hauts cadres des corps para-étatiques, dont des présidents, des Senior Managers, des membres des conseils d’administration et des Chief Executive Officers. Le ministre de la Fonction publique Satyadeo Moutia inaugurera l’atelier.
Les participants seront sensibilisés à la nécessité d’une réforme dans les corps para-étatiques, surtout dans la conjoncture de la crise financière internationale, qui requiert une meilleure gestion de nos ressources. Plusieurs lacunes sont notées au niveau de certains organismes para-étatiques tels l’absence de suivi de la performance, l’inefficacité dans la prestation de services, la dépendance accrue des transferts budgétaires du gouvernement, la mauvaise gouvernance et le gaspillage.
Plusieurs thèmes seront abordés, dont le rôle et la responsabilisation des corps para-étatiques et la performance institutionnelle. Les personnes ressources qui animeront l’atelier de travail sont Raj Makoond (directeur du Joint Economic Council), Radhakrishna Sadien (président de la Confederation of Free Trade Unions) et Éric Ng Ping Cheun (directeur de Pluri Conseil Ltée).
Au cours de l’atelier, le Parastatal Information Management System (PIMS) sera aussi lancé. Cet outil informatique de gestion se veut être un système où tous les corps para-étatiques devront entrer des données sur leurs performances financières et non financières. Cette base de données permettra ainsi à l’Office of Public Sector Governance (OPSG) de faire le suivi de la performance, d’identifier la sous-performance au stade initial et de proposer par la suite des réformes.
Selon M. Gopee, directeur de l’OPSG, le PIMS est d’autant plus important, les informations disponibles sur la performance des corps para-étatiques étant fragmentées et collectées sur une base ad hoc des ministères.
« Il n’y a pas de point focal pour la collecte et l’analyse des données par rapport à la performance des para-étatiques et pas de système informatique qui soit régulièrement mis à jour et qui brosse un tableau complet du secteur », souligne le directeur de l’OPSG. D’où la nécessité, précise M. Gopee, de mettre en oeuvre un système de gestion informatisé de collecte de données et d’analyse d’informations, et qui établit un diagnostic continu du problème et fait le suivi des réformes apportées.
Le secteur para-étatique comprend environ 150 institutions à Maurice opérant à différents niveaux de l’économie. La plupart d’entre elles sont régies par leur législation respective à l’exception de 20 compagnies appartenant à l’État qui sont réglementées par la Companies Act. Le secteur emploie quelque 30 000 personnes et bénéficie d’une enveloppe de Rs 6 milliards chaque année comme transferts budgétaires par le gouvernement.
L’OPSG, qui opère sous l’égide du Bureau du Premier ministre, a la responsabilité d’assurer que la gestion dans la Fonction publique soit surtout orientée vers les résultats, tout en étant conforme aux pratiques de bonne gouvernance, plus particulièrement celles liées à la transparence et la responsabilisation.