La Central Water Authority (CWA) est le premier corps para-étatique à entrer dans l’ère de l’e-procurement qui se réfère à l’application de technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le procédé d’approvisionnement d’équipements et des services. Le premier exercice a été lancé cette semaine en présence du directeur du Public Procurement Office (PPO), Mohit Dhoorrundhur, et du président du Central Water Board (CWB), François Desmarais.
L’e-procurement est en train d’émerger rapidement, affirme Dev Aukle, Acting General Manager à la CWA, comme un moyen d’améliorer l’efficience, la transparence et la bonne gouvernance dans les procédures d’approvisionnement. Il favorise aussi la compétition, l’équité, la transparence, la responsabilité et l’intégrité. Le secteur public est le plus grand acquéreur d’équipements et de services à Maurice. Actuellement, cet exercice dirigé par le PPO est mené manuellement avec l’utilisation de beaucoup de papier. « Nous avons pas mal de problèmes avec cette façon de travailler », déclare Dev Aukle, avant d’expliquer les procédures pour lancer un appel d’offres de A à Z. « Nous sommes fiers à la CWA d’être le premier corps para-étatique à se lancer dans l’e-procurement. Cela grâce à notre infrastructure informatique et aussi du fait que nous avons déjà une culture informatique dans notre organisation. Nous opérons déjà dans un environnement sans papier, même si ce n’est pas totalement le cas. Nous avons aussi l’expertise interne nécessaire pour assurer cet exercice », dit-il.
Pour François Desmarais, l’idée d’adopter l’e-procurement à la CWA « n’est pas de réduire la compétition, mais de l’augmenter, de travailler dans la transparence et d’encourager la bonne gouvernance. Nous voulons nous assurer que tout le monde peut avoir sa chance, mais il faut être sérieux, et avoir un track record irréprochable. Nous devons aussi pouvoir nous appuyer sur des fournisseurs qui soient fiables et qui livrent des produits et des services de qualité », dit-il, avant d’espérer que cette démarche rende la CWA, « quelque part, plus efficiente ».
À une question du Mauricien sur la transparence dans l’exercice de l’e-procurement, M. Dhoorrundhur a indiqué que celui-ci est ouvert à tout le monde, « au grand public, même à ceux qui ne sont pas dans le domaine, peuvent tous voir les appels. Ce qui amènera les corps publics à prendre soin de ne pas tailler sur mesure les spécifications techniques », avant d’ajouter : « La seule chose est que seuls les fournisseurs peuvent répondre aux appels. »