Si les correcteurs ne mettent pas leur menace de sit-in à exécution demain, la correction des épreuves du Certificate of Primary Education (CPE) prendra fin cette semaine. Ces derniers contestent vivement le montant de leur travelling allowance, qui est de Rs 630 pour tous.
«Ce n’est pas normal de standardiser cette allocation, étant donné que tous les correcteurs ne payent pas la même somme de par leur lieu de résidence. Cela fait trois semaines que nous en avons parlé dans une lettre envoyée à Lucien Finette, le directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES). Mais il n’a jamais daigné nous répondre. Cette fois-ci, les correcteurs comptent agir», déclare Jugdish Lollbeehary de la Primary School Employees Union.
En dépit de cette frustration, l’exercice de correction a eu lieu cette semaine. Et, selon un premier constat, malgré «le niveau légèrement moins élevé que l’année dernière», les candidats ont, pour certains, «bien travaillé» et, pour les autres, «moins bien.» Toutefois, il revient que de nombreux candidats, brillants ou pas, éprouvent la même difficulté en orthographe, et ce, dans tous les core subjects, hormis les mathématiques. «Ils écrivent phonétiquement!», dit une source qui déplore «la baisse en qualité des questionnaires.»
D’autres interlocuteurs font ressortir que, selon les matières, précisément histoire/géographie et les sciences, les exercices de la section B mettent à rude épreuve la capacité de compréhension des enfants. «Leurs réponses démontrent leur difficulté à interpréter les questions. C’est à nous de faire l’effort de deviner ce qu’ils ont voulu expliquer», indiquent-ils. En langues: français et anglais, les difficultés ont été également remarquées au niveau de l’accord des verbes, de la construction des phrases, de la maîtrise des adjectifs et adverbes.
Par ailleurs, la question 8 (15 points): exercice de rédaction, du papier de français, a fait sourire des correcteurs. Pour cause, les candidats qui devaient écrire une histoire en se basant sur un canevas ont donné des descriptions révélant l’identité de leur école et même celle de leur enseignant. «C’est une anecdote, certes, mais elle peut jouer en faveur de certains enfants dont la copie est, peut-être, passée entre les mains des correcteurs qui ne sont autres que leurs enseignants!», observe une source.
D’autre part, selon nos interlocuteurs, le talk of the town dans les centres de correction n’est autre que le Enhancement Programme. L’un d’eux explique: «Les candidats du CPE 2013 ont été les premiers enfants à participer au Enhancement  Programme. Le talk of the town veut que les first timers de 2013 soient aussi des produits du programme, dans le bon sens.»