Dans le cadre de son combat contre la corruption, l’Association des consommateurs de l’île Maurice a déposé une plainte vers 10 heures aujourd’hui au bureau de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Jayen Chellum, secrétaire général de l’ACIM, explique qu’elle fait suite à certaines informations du rapport de l’Audit 2012 qui, dit-il, comportent des éléments contraires à la loi anti-corruption.
L’ACIM compte utiliser le rapport de l’audit comme outil potentiel pour combattre la corruption, a expliqué Jayen Chellum au Mauricien. « Nek coz gaspilaz, me oken procedir pa suiv. L’ICAC li amenn enn certaine transparens… » a déclaré le secrétaire général de l’association. Le Premier ministre Navin Ramgoolam, a-t-il poursuivi, a d’ailleurs approché la commission anticorruption pour une enquête sur le Conseil des districts de Pamplemousses/Rivière-du-Rempart. « Ce cas est en cours. Le Directeur des poursuites publiques est en train d’enquêter sur une corruption soulignée dans le rapport de l’audit. »
En tant que porte-parole de l’ACIM, Jayen Chellum estime que sa décision de déposer plainte devant l’ICAC permettra de relancer certaines enquêtes, surtout les dossiers où il y a matière à corruption. Cette démarche, précise-t-il, ne vient pas uniquement de son association mais aussi d’autres organisations qui militent contre la corruption. Il évoque aussi le contrat concernant les Sewage & Water Supply Works. Le rapport de l’Audit démontre clairement que le contrat alloué le 13 août 2007 à Rs 464,1 millions et complété en octobre 2009 contient des variations montrant que Rs 750 millions ont été injectées dans ce projet, dit-il.
« Ou imazine Rs 285,8 millions additionnelles de dépenses ! Me dapre Central Procurement Board Act, zot capav autoriz enn variation ki depass 30 %, soi Rs 139 million. Or inn finn depoz Rs 146,8 million ki pas en conformite ek Public Procurement Act 2006 », soutient le secrétaire général de l’ACIM. Et d’ajouter que les conclusions du Fact Finding Committee ont démontré que le WMA Board n’avait pas informé de cette somme additionnelle. « Ce n’est que vers la fin du projet qu’il a approché le ministère concerné. »
Selon la WMA Act 2000, précise Jayen Chellum, tout contrat dépassant les Rs 2 millions nécessite l’approbation du ministère.
« Zot inn trouv 36 additional work items dans contrat. 16 finn depasse Rs 500 000, pou sa bisin zis lotorisation board WMA. WMA had contravened the WMA Act. Sur 32 des 36 rapports additionnels donnés totalisant Rs 37 022 125 ti deza capav donn sa couma contrat principal. Ti ena dé contrats, enn de Rs 4 680 000 ek enn lot Rs 552 055 ki ti capav fer en dehors contrat principal », souligne-t-il. Et de poursuivre : « Ti bizin donn sa lezot contracteur. Fer enn demann ki directeur l’ICAC servi rapport de l’audit pu li initié bann l’enquête autour bann potentiel cas de corruption d’après article 456 de la loi de l’ICAC 2002 ki capav ena ek kinn finn servi dans le pase. »
Le secrétaire général de l’ACIM fait également ressortir que n’importe quel officier qui agit en son nom ou pour venir en aide à ses proches commettra un délit. S’il est jugé coupable, rappelle Jayen Chellum, il écopera d’une peine ne dépassant pas dix ans d’emprisonnement. Selon lui, les coupables n’en tirent dans la majorité des cas aucun bénéfice personnel. « Zot fer sa pu ene lot dimounn. Dan sa cas la l’ACIM demann ki lanket al jusqu’au bout pu cone cott lasours sa debi corruption la ek agir promptement. »