Jean Gergino Rabaye était poursuivi en Cour intermédiaire sous des accusations d’abus sexuel et de sodomie sur une mineure. Toutefois, la cour avait rayé l’accusation de sodomie portée contre lui en raison des incohérences dans la version de la victime. Il prendra connaissance du verdict du magistrat Azam Neerooa  sur le délit d’abus sexuel le 9 août.
Gergino Rabaye avait plaidé coupable des accusations portées contre lui en Cour intermédiaire. Toutefois, dans un jugement rendu le mardi 26 juillet, le magistrat Azam Neerooa devait l’exonérer de tout blâme concernant l’accusation de sodomie. La raison étant que la victime avait elle-même avoué n’avoir pas dit la vérité dans ses dépositions à la police, de peur d’être détenue.
La mineure avait déclaré à la police avoir été victime d’abus sexuel dans un champ de cannes à Lallmatie en 2012. Elle avait donné cinq dépositions à la police. Cependant, en cour, la victime devait concéder avoir menti à plusieurs reprises dans ses dépositions, sans pouvoir dire quelle partie avait été inventée de toutes pièces. La victime avait même déclaré avoir été kidnappée et séquestrée dans sa première déposition mais devait faire marche arrière en indiquant que tout ce qu’elle avait dit au départ était faux, malgré qu’elle eût accompagné les photographes de la police pour montrer où elle avait été agressée sexuellement. Autre incohérence : le fait qu’elle ait maintenu en cour que le délit a eu lieu à Lallmatie alors que, dans ses dépositions, elle avait déclaré que cela s’était produit à Saint-Julien. En raison de ces révélations, le magistrat avait conclu que la victime avait, dès le départ, fabriqué toute une histoire et consigné de fausses déclarations contre Gergino Rabaye. Après les plaidoiries et réquisitoires, la date de la sentence a été fixée au 9 août.