Michel de Ravel de L’Argentière, âgé de 57 ans, a été reconnu coupable le 28 août dernier des 21 charges d’attentat à la pudeur retenues contre lui en Cour intermédiaire, soit près de 30 ans après les faits. Les plaidoiries avant la sentence n’ont toutefois pas encore eu lieu et ne devraient pas être entendues de sitôt. La raison étant que Michel de Ravel de L’Argentière est souffrant et est admis en clinique depuis le 2 janvier. Il aura à suivre des traitements pendant 6 semaines. L’affaire sera entendue pour la forme dans deux semaines pour des indications sur la marche à suivre.

Michel de Ravel de l’Argentière n’a pu se déplacer en cour hier lors de l’appel du procès qui lui est intenté pour attentat à la pudeur sur huit fillettes. Il était représenté par son épouse. L’avocat de la poursuite, Me Roshan Santokhee, a indiqué à la cour qu’il a reçu les certificats médicaux de l’accusé de différents médecins attestant de sa maladie et du fait qu’il est admis en clinique pour des soins. L’avocat de la poursuite a de plus avancé qu’il n’y avait aucune indication du fait qu’il pourra se présenter en cour prochainement. Me Gavin Glover, Senior Counsel, a demandé « du temps » pour avoir plus d’indications car, pour l’heure, il n’a pas été confirmé qu’il ne pourra se présenter en cour. La magistrate Niroshini Ramsoondar a renvoyé l’affaire à une date ultérieure.

Michel de Ravel de l’Argentière avait plaidé coupable sous 14 charges. La magistrate Niroshini Ramsoondar l’avait toutefois reconnu coupable sous les 21 charges portées contre lui dans ce procès en Cour intermédiaire, en raison des « témoignages accablants » des victimes et des preuves contre lui.

Cet homme d’affaires avait été inculpé pour attentat à la pudeur sur des fillettes, la plus jeune alors âgée de 4 ans. Pour certaines victimes, les attouchements ont été perpétrés à plusieurs reprises. C’étaient des filles des amis de Michel de Ravel de L’Argentière qui venaient passer le week-end chez ce dernier à Tamarin. Elles affirment avoir subi des attouchements alors qu’elles étaient âgées de 4 à 12 ans. En cour, le coupable avait été mis au fait qu’il avait notamment attenté à la pudeur de sa nièce en lui soulevant ses vêtements. Il a aussi été confronté au fait que ses attouchements aient duré pendant une longue période, soit de 1990 à 2001. C’est en 2012, lorsque les victimes ont atteint la vingtaine, qu’elles ont décidé de porter plainte contre lui. Michel de Ravel de l’Argentière, arrêté le 29 juin 2012 et confronté à ces graves accusations de délits sexuels, avait avoué les faits. Toutefois selon Michel de Ravel, « ces filles m’aimaient bien et elles continuaient à venir chez moi jusqu’en 2011 ». Il a ajouté : « C’étaient des jeux et je n’ai jamais voulu leur faire de mal. Les enfants m’adoraient ». Il a aussi concédé avoir fait « enn ti gate » à la fille de huit ans de son ancienne maîtresse.