À la suite d’un rapport d’actuaire soumis à l’étude en 2011, l’Act No 1 2012 entérine certaines propositions d’expertise. Parmi figurent: une réduction de 50% de la prime payable par les assurés de la Sugar Insurance Fund Board. Une conférence de presse avait lieu à cet effet hier matin à Port-Louis.
Le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) requiert un rapport d’actuaire en moyenne tous les ans. Le dernier, en date du 24 octobre 2011, aura été validé au cours de novembre 2011 et certaines dispositions avalisées par le gouvernement en 2012. Parmi les principales modifications au fond, l’assuré doit noter une réduction de la prime qu’il devra payer. Cette réduction – de 50% –  marque le taux le plus bas de l’histoire du fond. Il atteindra désormais une moyenne de 3,58% alors que jusque là, en plus de 30 ans, il avait affiché une moyenne de 7,15%. Le professeur Manrakhan et Diness Purryag, respectivement président du Board et directeur du Fond, présidaient une conférence de presse hier matin au siège du SIFB à Port-Louis.
Autre changement important à noter : des modifications dans le ranking des assurés. La note minimale passe de 0,1 à 5. Explication.
On obtient un rang important lorsque la valeur totale de la prime (ce que l’on a payé) dépasse le total des compensations (ce que l’on a reçu). Au rang maximum – c’est-à-dire 15 – l’assuré paie moins de prime et est compensé à hauteur de 80% en cas de perte. Au rang équivalent à une valeur de 0,1, l’assuré paie une prime supérieure (d’environ 50%) à la prime de 15, pour une compensation payable (value shortfall) de 55%. De 0,1 à 5, la prime est statique.
Désormais, tous les rangs de 0,1 à 5 seront comptabilisés en tant que 5. Ce qui sera à l’avantage de l’assuré. Diness Purryag prend un exemple : « Avant, une personne de 0,1 pouvait prendre jusqu’à 41 ans avant d’arriver à 5. Il continuait, pendant quatre décennies, à payer la même prime, en attendant que la valeur totale de la prime soit équivalente au montant compensé. Maintenant, quand on commence à 5, on peut espérer, en cas de non-event year (NdlR : année sans catastrophe), voir sa prime baisser après un an seulement. » De 5 à 15, la prime est nivelée de 4,4% à 2,75%, le value shortfall de 55% à 80%. Environ 5 000 petits planteurs bénéficieront de cette mesure.
Détail technique : le Fond, de par « sa solidité », ne requerra pas de réassurance. Les réserves du SIF tournent autour de Rs 5,3 Mds – montant qui peut « soutenir deux mauvaises coupes coup sur coup (NdlR : cyclone de type Carol ou Gervaise, deux années de suite, soit des fonds assez solides pour des pertes comparables à 1960 et 1999) ». Le Fonds prévoit Rs 290 M de primes collectées pour 2012.
Une event year correspond à des calamités telles que cyclones et sécheresses. Pour que les pertes soient remboursées, il faut enregistrer des pertes de 25% sur toute l’île. Néanmoins, une clause établit que si les pertes se situent en 20% et 25%, le SIFB consultera un actuaire afin de réétudier si quelque compensation doit être versée.