Le fait que La Réunion est considérée comme une invitée de la zone 7 laisse penser que ses représentants ne seront pas de la partie à Madagascar. Le Tampon Gecko Volley (tenant du titre chez les hommes) et le Saint-Denis Olympique (vice-championne en exercice) sont concernées par cette présente situation. L’épisode des derniers Jeux des îles, avec la disqualification de Myriam Kloster et celle de la sélection féminine de La Réunion n’a sans doute fait que rendre la situation encore plus tendue.
Dans une déclaration au Quotidien de la Réunion, Stephane Mouezy, président du Saint-Denis Olympique, a été on ne peut plus clair. « Le comité directeur du club s’est réuni et tant que La Réunion sera considérée comme invitée à la CCCZ7, que nous n’aurons pas notre mot à dire et qu’on ne sera pas reconnu comme les autres îles, le SDO ne participera plus jamais, ni en filles ni en garçons ».
Stéphane Mouezy n’arrive également pas à comprendre l’attitude des dirigeants de la zone 7 à l’encontre des équipes réunionnaises. « En 2011, La Réunion avait été reconnue comme membre associé de la zone 7 par la Fédération internationale de volley-ball et la Confédération européenne. Depuis, on a été reclassé en tant qu’invité, sans aucun courrier officiel des responsables. Il va falloir que la FIVB se prononce sur ce reclassement ».
Pour rappel, au cours de la réunion technique de la dernière édition de la CCCZ7, les représentants réunionnais avaient demandé un rapport financier de la zone 7. Ce qui n’avait pas plu aux dirigeants de cette dernière instance.
Par contre, du côté du Tampon Gecko Volley, la position n’est pas aussi radicale. Comme en témoigne les propos de Dominique Lebot, président du club. « Chez les joueurs, c’est du 50-50. Tout le monde est d’accord pour reconnaître que c’est une très belle compétition. Le risque en la boycottant totalement est de ne plus avoir droit d’y participer à l’avenir. Auquel cas, il faudrait trouver autre chose en compensation ».
Les alternatives envisagées se trouvent être une compétition qui réunirait l’Inde, l’Afrique du Sud ou encore les Maldives, ou une participation aux premiers tours de la Coupe de France. Quoi qu’il en soit, la Ligue réunionnaise de volley-ball est loin de tenir la zone 7, dont les postes de président et de trésorier sont occupés par les Mauriciens Kaysee Teeroovengadum et Jean-Michel Dedans, en odeur de sainteté.
La présidente de la LRVB, Florence Avaby est également montée au créneau. « Il y a trop de tensions regrettables et malsaines qui existent pour permettre au volley de pouvoir se développer dans la zone. Au cours des Jeux des îles, La Réunion a été malmenée par les différents pays de la zone. Ce qui est inconcevable. On lui a manqué du respect ».
Contacté hier après-midi, Fayzal Bundhun, président de l’Association mauricienne de volley-ball, nous a déclaré ne pas être au courant de ce problème. Quant à Kaysee Teeroovengadum et Jean-Michel Dedans, ils se trouvent actuellement au Congo-Brazzaville où se déroulent la compétition de beach-volley dans le cadre des Jeux d’Afrique.