L’USBBRH a décroché la médaille de bronze en 2017 à Maurice

À quatre mois de la 18e édition de la Coupe des clubs de l’océan Indien, qui se tiendra cette année à Madagascar du 26 novembre au 2 décembre, les quatre équipes mauriciennes, soit deux masculines (ASVP et CSSC) et deux féminines (USBBRH et Curepipe Rangers), sont à la recherche de sponsors. C’est une somme d’environ Rs 500 000 qu’a besoin de trouver chacun des clubs.

Une première réunion de l’Association de handball de l’océan Indien (AHBOI) s’est tenue en juillet. « Nous avons discuté de tout ce qui est de l’organisation, que ce soit sur les plans technique, matériel ou financier. Nous avons aussi vu comment l’association pourra accompagner le pays hôte dans l’organisation », a déclaré le président Hairoudine Anzizi à la presse malgache.

À savoir que pour cette édition, 14 équipes des cinq îles (Réunion, Maurice, Madagascar, Seychelles et Mayotte) seront présentes. « Madagascar sera représentée par les clubs champions et vice-champions nationaux dans cette version 2018… Et les classés troisièmes pourront compléter le gap dans les groupes », a fait ressortir le président de la Fédération malgache de handball, Fidel Razafintsalama.

Le président de l’AHBOI a voulu également faire ressortir que « dans l’objectif de promouvoir un peu plus le handball féminin, nous recommandons à tous les pays membres d’envoyer au moins une arbitre pour officier cette joute régionale. Et nous allons désormais récompenser les meilleur(e)s joueurs et joueuses à partir des demi-finales ».

ASVP : atteindre la finale

Sixième lors de l’édition 2017, le club de la ville Cendrillon souhaite atteindre la finale après la grosse saison sur le plan local. « L’objectif est d’atteindre la finale. Certes, ce sera difficile, mais pas impossible », nous dit Nicolas Le Merle, président-joueur de l’ASVP. Pour le moment, certains sponsors tels que Air Mauritius, MYGYM, SatPlus Ltée, Equalite, Heenoor Construction, PhœnixBev et Deramann Group se sont manifestés du côté des Vacoassiens. « Certains d’entre eux ne nous soutiennent pas juste financièrement, mais également en termes d’équipements. Il faut dire que nous nous sommes pris bien à l’avance. Je souhaite également remercier la municipalité de Vacoas-Phœnix, qui nous aide depuis le début », fait ressortir Nicolas Le Merle. « Après la fin du championnat, nous n’avons pas eu de pause et nous sommes passés à trois séances d’entraînement par semaine, et cela augmentera dans les mois qui suivent. Nous aurons également un préparateur physique et mental étranger afin qu’on puisse être prêt pour cette compétition. »

CSSC : faire mieux qu’en 2017

On s’attendait à un meilleur classement du CSSC (champion 2016-17), mais le club n’a pas su être à la hauteur des attentes de ses supporteurs, finissant à la cinquième place l’an dernier,. Pour Vincent Virginie, entraîneur de la formation curepipienne, « nous sommes passés à côté de ce tournoi. Je pense que la motivation et l’envie n’étaient pas toujours présentes. Pour cette édition 2018, je ne veux pas que mon équipe aille faire de la figuration à Madagascar. Physiquement, nous avons un énorme travail à faire et ce sera obligatoire pour nous de hausser notre niveau. » Afin de récolter des fonds, le CSSC organisera une soirée dansante en octobre et attend aussi le retour des sponsors. « Avant tout, mes joueurs doivent savoir que s’ils s’appliquent aux différents entraînements et que personne ne pense que les places sont acquises, c’est là que nous pourrons être de bons adversaires. Pourquoi faire ces démarches pour après être ridiculisés ? Si nous partons, nous irons avec un esprit de combattants. »

USBBRH : changer la couleur de la médaille

Médaillée de bronze au gymnase de Phœnix, la bande menée par Cédric Kistohurry souhaite améliorer sa position et éventuellement atteindre la finale. « Dans deux semaines, nous reprendrons les entraînements. Nous avons envoyé quelques demandes de sponsorship et attendons les réponses. Pour cette édition, une Malgache et deux Mauriciennes nous rejoindront afin de nous permettre d’atteindre notre objectif », nous confie l’entraîneur. À savoir que l’USBBRH a été invaincue dans la ligue lors de la dernière saison.

Curepipe Rangers : dans la cour des grands

Le doute plane encore sur l’éventuelle participation de l’équipe curepipienne. Les Curepipe Rangers, avec très peu de moyens, devront être aidées par plusieurs sponsors afin de faire le voyage vers la Grande île. Cette formation a été une des plus combatives du championnat féminin local. Avec le retour d’anciennes joueuses, cela a permis au groupe de Burty Caramsing de valider son ticket pour la CCOI 2018.