Ils avaient brillamment effectué leur baptême du feu international le 1er avril au complexe sportif de Beau-Bassin. Warren Robertson n’avait alors laissé aucune chance au Sud-Africain Heinrich Bestbier, tandis que Stania Rathbone avait pris la mesure de la Réunionnaise Naema Asvat. Cette fois, un nouveau défi attend ces deux jeunes tireurs lors de la 23e édition de la Coupe du Monde de kick-boxing prévue en Hongrie à partir de demain. Une compétition qui verra également la participation de tireurs déjà aguerris à ce niveau de compétition, à l’instar de Fabrice Bauluck, Brian Jameer, James Agathe et Jessica Jocelyn.
Stania Rathbone et Warren Robertson constituent à coup sûr la relève du kick. Eux sur qui de gros espoirs sont fondés en vue des championnats du monde juniors prévus l’année prochaine et qui vouent une passion sans bornes pour le kick-boxing. D’ailleurs, ils ont tous abandonné leur scolarité pour se donner à fond lors des séances d’entraînement tenues les matins et après-midis.
« Décrocher la médaille d’or à la Coupe du Monde et briller aux championnats du monde, tels sont mes objectifs », avance Stania Rathbone, qui évoluera dans la catégorie -52 kg en Younger Juniors en Hongrie et qui pratiquait le muay-thai auparavant. « La victoire face au Sud-Africain m’a apporté encore plus de motivation. Je compte viser très haut à la Coupe du Monde et aux championnats du monde », souligne de son côté Warren Robertson, engagé chez les Older Juniors dans la catégorie -54 kg et qui s’était d’abord intéressé au football et à l’athlétisme.
Du haut de ses 16 ans, Stania Rathbone, originaire de Sainte-Croix, a jusqu’ici brillé dans les compétitions locales, soit les championnats de débutants, full-contact, muay-thai et interrégions. Après avoir effectué ses premières armes au club de Pamplemousses sous la férule de Patrick Mignonne, elle a peaufiné sa préparation en vue de ce rendez-vous mondial au JJJ Gymnasium, avec Judex Jeannot et Fabrice Bauluck comme encadreurs.
« Les séances d’entraînement se sont déroulées à ma satisfaction. Il me faudra surtout éviter le stress que j’avais ressenti lors du combat face à la Réunionnaise », souhaite Stania Rathbone, dont le frère Kenny s’est également signalé dans quelques compétitions locales et qui se dit heureuse de bénéficier du soutien de ses parents.
Quant à Warren Robertson, il n’a cessé d’étonner son entourage depuis qu’il a été mis sur orbite. « Au fil des mois, je me suis amélioré tant au niveau des jambes que celui des poings. J’ai également gagné en rapidité », affirme ce jeune habitant de Stanley, qui détient les titres nationaux en low-kick et full-contact. Fort du soutien de ses proches, il veut croire en des lendemains encore meilleurs. « Une victoire lors de ma première sortie internationale n’était pas vraiment attendue. Je compte encore persévérer afin de justifier les espoirs placés en moi », laisse-t-il entendre.
De son côté, l’entraîneur national, Judex Jeannot, souhaite que ces deux jeunes vivent à fond cette première expérience mondiale. « Ce sera définitivement la découverte d’un autre milieu. Ils devront continuer à apprendre et à gagner en expérience ». Selon lui, Warren Robertson possède de belles chances de succès. « Il continue de surprendre, à l’image de sa victoire face à Cedrick Dinally, médaillé d’or à la Coupe du Monde juniors l’année dernière. Il a beaucoup progressé techniquement, physiquement et psychologiquement. »
Judex Jeannot avance également que Stania Rathbone, bien que quelque peu stagnante ces derniers temps, a aussi accompli des progrès intéressants. « Elle a disposé d’une Réunionnaise qui possède du métier. Cela demeure une référence et elle aura désormais à confirmer. »