Condamnée à trois mois de prison par la Cour intermédiaire pour le vol d’une carte de crédit sur son lieu de travail, une habitante de Palma a vu sa sentence suspendue par la magistrate Renuka Dabee. Elle devra finalement effectuer 90 heures de travaux communautaires non-rémunérés au SILWF, au lieu de faire de la prison.
L’habitante de Palma était accusée devant la Cour intermédiaire de « larceny by person habitually employed on a premise » sous le Code pénal. Elle avait plaidé coupable. Elle aurait utilisé la carte de crédit d’une cliente d’un établissement hôtelier de Flic-en-Flac pour effectuer des retraits. La magistrate Renuka Dabee l’avait d’abord condamnée à trois mois d’emprisonnement, mais a usé de sa discrétion pour demander un rapport sur la prévenue afin d’établir si elle pouvait s’acquitter de travaux communautaires. Ayant obtenu une réponse positive, elle lui a ordonné de faire 90 heures de travaux au Sugar Industry Labour Welfare Fund Center (SILWF) sans rémunération.
Les faits remontent au 28 février 2009 quand la victime, une sexagénaire de Phoenix, et sa fille ont payé leur petit-déjeuner dans un hôtel à Flic-en-Flac à Rs 1 600. Elle n’a pas récupéré sa carte avec la serveuse, qui en a profité pour l’utiliser. Les relevés bancaires indiquent que la carte a été utilisée six fois dans des supermarchés, des casinos et des fast-foods.
Rs 30 429 ont été utilisées le premier jour. Le 1er mars 2009, Rs 44 000 ont été débitées du compte. La victime a identifié l’accusée comme étant la serveuse de l’hôtel en question. Un caissier de l’hôtel a affirmé qu’il avait remis la carte à la serveuse après l’avoir utilisée pour régler la note.
La prévenue n’a pas nié les faits. Elle a soutenu qu’elle avait remis la carte à son mari, qui l’a utilisée deux fois. Elle a raconté que celui-ci avait été arrêté par la police et s’est ensuite suicidé. Demandant la clémence de la magistrate, l’accusée a déclaré qu’elle est veuve et qu’elle a une fille de neuf ans à sa charge.