Steeve Savrimootoo, 35 ans, cofondateur du foyer Namasté, a été reconnu coupable hier par la magistrate Razia Jannoo-Jaunboccus sous une charge de « causing a child to be sexually abused by him ». Il avait été dénoncé par un ancien pensionnaire du foyer, qui avait 10 ans au moment des faits, en 2009. Il devra retourner à nouveau en cour le 25 mai pour la plaidoirie de la défense avant la sentence.
Ce cas d’abus sexuel au Foyer Namasté, connu comme l’Association d’hébergement pour les personnes inadaptées, avait suscité de vives réactions dans diverses sphères sociales ainsi qu’au niveau politique. C’est une lettre anonyme envoyée au ministère de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être familial en juin 2012 qui avait mis le feu aux poudres. Dans la lettre, mention avait été faite du nom d’un résident du foyer, sous la responsabilité de la Child Development Unit (CDU), qui serait susceptible de faire des révélations à ce sujet.
La victime, un handicapé physique, avait alors soutenu avoir été victime d’abus sexuel en 2009 par le cofondateur du foyer, Steeve Savrimootoo. Ce dernier avait été arrêté après qu’une déposition formelle de « causing child to be sexually abused » avait été consignée contre lui. La suspension de la licence “Place of safety” du foyer par le ministère devait s’ensuivre. La victime avait été hébergée dans un autre foyer après ces événements.
Le 29 avril 2014, le Directeur des poursuites publiques (DPP) loge une charge formelle de « causing a child to be sexually abused » contre Steeve Savrimootoo. Le mineur est entendu à huis clos lors du procès. Si Steeve Savrimootoo a réfuté l’accusation portée contre lui, dans le jugement rendu hier, la magistrate Razia Jannoo-Jaunboccus a statué que la poursuite a pu prouver sa culpabilité dans cette affaire. Steeve Savrimootoo devra retourner en cour le jeudi 25 mai pour les plaidoiries de la défense avant d’être fixé sur son sort.