La directrice de Sunkai Co Ltd, Bhimla Ramloll, demande à la Cour d’émettre un Variation Order qui lui permettrait de se rendre en Inde où elle compte subir un traitement médical. Actuellement en liberté conditionnelle, la compagnie qu’elle dirige étant mêlée à l’affaire de détournement de fonds allégué selon le système de Ponzi, elle fait l’objet d’une objection to departure.
Le conseil légal de Bhimla Ramloll, composé de Mes Yousuf Mohamed SC et Zakir Mohamed, a présenté hier au tribunal de Rose-Hill la motion réclamant le Variation Order. La prévenue souhaite pouvoir aller en Inde du 3 au 20 décembre pour une intervention chirurgicale à la colonne verticale.
Témoignant hier lors des débats devant la Senior Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing,  Bhimla Ramloll a fait ressortir que certains problèmes au niveau de sa colonne vertébrale l’ont poussée à effectuer plusieurs tests médicaux, qui n’ont pas permis de savoir de quoi elle souffre. Non satisfaite des explications qui lui ont été données, elle estime qu’une opération à Maurice serait très risquée, d’où son souhait d’aller la subir à l’hôpital Fortis, New Delhi, où elle est plus confiante qu’elle sera adéquatement traitée.
Me Chitra Soobagrah, qui représentait le State Law Office (SLO), a voulu savoir de la suspecte s’il est exact qu’elle a effectué des placements à Dubaï, pays où elle devrait transiter. Bhimla Ramloll a répondu par la négative.
De son côté, témoignant pour le compte de la police, le Sub Inspector Vythilingum du Central CID a rappelé les accusations provisoires logées contre la plaignante : entente délictueuse, tentative de blanchiment d’argent, avoir offert des services financiers sans détenir les permis requis. Le témoin a aussi rappelé que jusqu’ici l’enquête policière a permis de découvrir et saisir chez la femme Rs 22 millions en espèces et Rs 120 millions sous la forme d’office cheques. L’enquête, qui n’est pas encore terminée, dit-il, a permis d’établir que les investissements provenant du public s’élèvent à environ Rs 720 millions.
De son côté, l’ICAC, qui a initié un procès contre Bhimla Ramloll, entre autres accusés, dans une affaire de location d’étal à la foire municipale de Quatre-Bornes, compte également s’opposer à ce que cette inculpée puisse voyager et se rendre à l’étranger.