L’Imam Moossa Beeharry, qui fait partie des dix accusés poursuivis en Cour intermédiaire pour blanchiment d’argent dans des affaires de drogue, conteste la tenue de son procès en Cour intermédiaire. Ayant déjà écopé de cinq ans de prison pour blanchiment d’argent, il soutient avoir déjà purgé sa peine et s’est acquitté d’une amende de Rs 400 000 pour un délit similaire. Il réfute ainsi les 21 accusations portées contre lui en Cour intermédiaire. Le représentant de l’ICAC a demandé du temps pour donner sa décision. La magistrate Renuka Dabee a renvoyé l’affaire au 20 juin.
L’Imam Moussa Beeharry répond de 21 chefs d’accusation en Cour intermédiaire. L’ICAC lui reproche, entre autres, d’avoir effectué des transferts d’argent entre mars 2009 et octobre 2011 à des étrangers, dont le ressortissant ougandais James Kanamwanjee, condamné à la prison à vie par la juge Saheeda Peeroo, le 4 décembre 1997, pour trafic de drogue. Il lui est aussi reproché d’avoir été en possession d’un montant total de Rs 720 000 qui proviendrait de la drogue. Jean Wesley Marthe, Monique Jacqueline Marthe et Jean Jimmy Alexis, également inquiétés dans cette affaire, ont eux aussi comparu en Cour intermédiaire hier sous des accusations de blanchiment d’argent.
Rudolf Derek Jean Jacques, alias Gro Derek, lui, est poursuivi dans un procès séparé aux côtés de Dharamdeo Balkissur, Bruno Wesley Casimir, Roukesh Hemraj et Jean Fabrice Danilo François dans ce procès intenté par l’ICAC. Gro Derek répond de 13 chefs d’accusation.